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Unies contre le cancer du sein : une équipe de bateau-dragon à Florence

Les femmes qui composent l'équipe de bateau-dragon le Phénix de La rose des vents ont un point en commun : elles ont toutes combattu ou combattent encore à ce jour, un cancer du sein. Elles s'envoleront dimanche pour Florence, en Italie, où elles participeront au Festival international de bateaux-dragons des survivantes du cancer du sein les 6-7 et 8 juillet prochain.

Une vingtaine de femmes font partie de l'équipe, entraînée par Chantal St-Pierre. Cette dernière a profité d'un dernier entraînement pour donner quelques conseils à ses protégées. « On est quand même toutes un peu énervées, fébriles et un peu stressées. On a quand même une pratique à faire, c'est notre dernière. »

Une fois arrivée à Florence, ces femmes se retrouveront sur la ligne de départ aux côtés de 127 équipes composées uniquement de femmes provenant des quatre coins du monde. Elles sont toutes des survivantes du cancer du sein et elles ont toute une histoire unique.

La capitaine de l'équipe sherbrookoise, Lise Lamoureux a reçu son diagnostic le 19 décembre 2015, alors qu'elle célébrait ses 50 ans. « Malheureusement, j'ai pas pu avoir de mammographie avant d'avoir 50 ans parce que le système est comme ça. » Une amie l'a encouragée à se joindre à l'équipe Phénix de La rose des vents. Aujourd'hui en rémission, la capitaine affirme qu'être entourée de ces femmes l'a beaucoup aidée.

Une équipe qui existe depuis quinze ans

Geneviève Soucy-Ouellet est l'une des premières à avoir intégré les rangs de l'équipe à la suite d'un diagnostic. Depuis, elle voit chaque année de nouveaux visages s'ajouter et d'autres les quitter. « On a vécu quelques décès à chaque année, mais il y a la relève qui est là et on dit on est toujours là nous autres aussi. »

Les femmes prennent part à quatre compétitions par année, mais cette fois-ci, c'est du sérieux; ce festival international est organisé une fois aux quatre ans seulement. « C'est vraiment un plus gros départ, une plus grosse organisation pour nous de partir là-bas. Ils attendent au moins 3000 personnes sur le terrain avec les supporters avec tout le monde des équipes. », explique l'entraîneuse Chantal St-Pierre.Une fois sur la ligne de départ, ces femmes, qui pagaient ensemble, ont un objectif : se surpasser et faire face à la maladie.

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