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Université de Sherbrooke : sept résidents en médecine familiale recherchés

À deux mois du début des résidences, 56 postes en médecine familiale sont encore vacants au Québec, alors que ce n'est pas le cas ailleurs au Canada. À la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l'Université de Sherbrooke, sept postes de résidents restent à pourvoir. Si l'Université de Sherbrooke se veut rassurante, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) est quant à elle inquiète.

L'an dernier, à la fin du processus, 41 postes étaient restés vacants. Un manque qui n'est pas sans conséquence, puisqu'un médecin suit en moyenne 1000 patients. La FMOQ en déduit que la médecine familiale est moins populaire chez les étudiants. Selon elle, ce phénomène pourrait être une réponse au projet de loi 20, qui a resserré les règles dans la pratique de la médecine, ce qui aurait pour effet de décourager les étudiants à appliquer dans le domaine.

« C'est sûr que pour ces étudiants-là qui étaient dans leur première année, ils ont eu le temps de bien réfléchir à l'environnement de pratique dans lequel ils se retrouveraient une fois leur formation terminée. On le dit depuis longtemps, cette approche coercitive-là peut avoir beaucoup d'influence », explique le président-directeur général de la FMOQ, Louis Godin.

L'Université de Sherbrooke rassurante

Des 56 postes vacants au Québec, sept doivent être pourvus à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l'Université de Sherbrooke. À pareille date l'an dernier, il y avait quatre postes vacants, qui, au final, avaient tous été distribués. L'Université de Sherbrooke pense pourvoir tous les postes d'ici le 1er juillet. Selon l'institution, la médecine familiale est loin d'avoir perdu en popularité, au contraire.

« On voit qu'il y a quand même un intérêt marqué pour la médecine de famille : 54 % de nos résidents vont être en médecine de famille. C'est sûr que les gens peuvent être inquiets et je peux l'être aussi. Ils vont intégrer le système de santé qui est présentement en transformation, mais, malgré ça, je pense que l'intérêt est là quand même », soutient le vice-doyen de la Faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke, Matthieu Touchette.

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