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Vaccination des enfants : l'Estrie grandement sous l'objectif

Selon les dernières statistiques, 77 % des enfants estriens ont reçu tous leurs vaccins à l'âge de deux ans ce qui est inférieur à l'objectif de 95 % fixé par le Programme national de santé publique.

La proportion des enfants qui ont un statut vaccinal complet à l’âge de deux ans varie grandement d’une communauté à l’autre : moins de la moitié des enfants de la communauté du Centre-Ville de Sherbrooke ont un statut vaccinal complet (49 %) alors qu’ils sont 90 % dans la communauté de la Rivière-Chaudière.

Le niveau de défavorisation matérielle et sociale de la communauté dans laquelle vit l’enfant a également un impact sur la proportion. Au total, 79 % des enfants dans le groupe le plus favorisé contre 69 % dans le groupe le plus défavorisé ont été vaccinés. Selon la Direction de la santé publique, cet écart de 10 % s’explique surtout par les pertes au suivi plutôt que par le refus catégorique de la vaccination.

À ce sujet, 5 % des enfants n'ont reçu aucune dose de vaccin par refus catégorique des parents en Estrie. C'est dans la MRC des Sources que le refus catégorique est le plus élevé avec 14 %.

L'une des raisons avancées par la Direction de la santé publique pour expliquer que 18 % des enfants ont un statut vaccinal incomplet est due au retard dans la prise de rendez-vous.

Vaccin contre la gastro le moins populaire

Le vaccin contre le rotavirus (qui protège contre les gastro-entérites) est le moins populaire. En effet, 79 % des enfants de 2 ans avaient reçu ce vaccin. Depuis l'implantation de vaccin en 2011, on note une réduction de 43 % du taux d’hospitalisation pour cette maladie chez les jeunes a été notée en Estrie.

La Direction de la santé publique rappelle que les nouveaux vaccins sont souvent moins populaires. Aussi, « l ne semblerait pas que les parents soient réticents à vacciner leur enfant contre le rotavirus en raison d’une injection supplémentaire puisque ce vaccin est administré par voie orale. En revanche, il se pourrait que certains parents jugent ce vaccin inutile, car il protège contre les gastro-entérites à rotavirus. La gastro-entérite est en effet souvent considérée comme une maladie bénigne de l’enfance. Il se peut aussi que les possibles effets secondaires liés au vaccin effraient certains parents », peut-on lire l'étude.

La vaccination contre la varicelle a aussi diminué entre 2013 et 2015 passant de 88 à 83 %. Selon l'analyse de la Direction de la santé publique, cette diminution peut s'expliquer par le fait que ce vaccin est recommandé à l'âge de 18 mois maintenant et c'est à cet âge où c'est le plus difficile de rejoindre les parents.

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