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Vente d'un Suzor-Côté : la paroisse Saint-Jean-Baptiste veut créer un fonds patrimonial

Avec les profits réalisés par la vente de l'œuvre de Suzor-Côté, la paroisse Saint-Jean-Baptiste espère créer un fonds patrimonial. L'église de Sherbrooke n'a d'autre choix que de se départir de la toile, intitulée La vieille église de Sherbrooke-Est par temps de neige, qu'elle possède depuis plus de 100 ans, pour renflouer ses coffres.

« Mon idée personnelle, c'est que l'on fasse un fonds patrimonial qui serait toujours là même après avoir réparé l'église pour qu'on la garde toujours en bon état. Je pense que c'est une sagesse que d'avoir toujours un peu d'argent », explique le curé de la paroisse Saint-Jean-Baptiste, Denis Cournoyer.

Selon ce dernier, les travaux nécessaires se multiplieront dans les prochaines années. « On va commencer par la façade, les clochers, les grandes fenêtres à l'avant. Il y a aussi les planchers où il y a de l'eau qui s'infiltre. C'est la première étape. »

La paroisse tente de trouver un acheteur pour l'oeuvre d'art depuis quelques années déjà. À bout de ressources, elle a finalement choisi de la vendre à l'encan.

« Ça m'attriste parce que quand ça rentre dans une grande maison d'enchères comme Heffel, ça va n'importe où », rappelle l'historienne de l'art, Monique Nadeau-Saumier.

Cette dernière est l'une des signataires d'une lettre d'opinion publiée dans La Tribune dans laquelle des spécialistes de l'art expliquent la richesse de l'oeuvre et déplorent le fait que la toile quitte la région, une fois vendue.

L'encan est prévu le 25 mai prochain à Montréal. Les gens intéressés par l'oeuvre pourront la voir à la galerie de la Maison Heffet du 5 au 7 mai 2016. Les estimations de prévente, lesquelles seront rendues publiques dans le catalogue publié en avril, sont entre 100 000 $ et 150 000 $. Le prix de réserve le prix de départ] demeure confidentiel jusqu'au soir de la vente.

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