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Victime d'agression, elle poursuit son combat juridique : « Je veux faire jurisprudence »

La Sherbrookoise Guylaine Lebreux a été agressée sexuellement pendant son enfance par des membres de sa famille. Par son combat judiciaire, elle souhaite aujourd'hui passer un message aux autres victimes. « Moi, je prends du pouvoir sur ma vie et pour dire aux autres victimes : oui, vous pouvez aussi reprendre du pouvoir », clame la jeune femme.

Un texte de Charles Beaudoin

Quatre de ses oncles ont déjà été reconnus coupables au criminel en 2013 pour les gestes qu'ils ont commis sur elle et sa sœur. La dame de 50 ans a choisi de ne pas s'arrêter là. Elle leur réclame plus de 50 000$ chacun en dédommagements. « Ils ont payé leur dette à la société, et par la suite, je me suis dit : " Non, c'est à moi qu'ils ont fait du tort, c'est moi qui a été victime" », résume-t-elle.

Thérapies, cheminement personnel, rencontres de tout acabit échelonnés sur plus de 30 ans : la route pour permettre à Mme Lebreux de retrouver son estime personnel a été fastidieuse. Et coûteuse.

« J'ai suivi quelques psychothérapies dans ma vie. Tranquillement au cours de ma carrière, des conséquences arrivaient et je savais que je devais prendre soin de moi », déplore-t-elle.

L'avis juridique

Engager une poursuite civile n'est pas sans peine, tant sur le plan financier que psychologique.

L’avocat Guillaume Rousseau soutient que l’accessibilité à la justice doit être facilitée pour des cas comme celui de Mme Lebreux.

« La grosse différence, c'est que c'est la victime qui doit payer pour les avocats et c'est de tour revivre un autre procès avec témoignage, un contre-interrogatoire qui peut être là encore très difficile pour la victime », explique-t-il.

« Si je gagne, bien sûr, on veut créer une jurisprudence », note-t-elle.

Initialement prévu en novembre en Gaspésie, le procès a finalement été reporté cette semaine à 2018.

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