Il existe, à Sherbrooke, un Centre bouddhiste appelé Kadampa Tara, qui est situé rue King Ouest, près du centre-ville. La moniale (le féminin de moine) en résidence s'appelle Guèn Kelsang Chögyan.

Chaque semaine, elle offre des séances de méditation et d'enseignement aux disciples et aux gens intéressés par le bouddhisme. Mercredi dernier, il était possible d'assister à un enseignement intitulé « Découvrir notre lien avec chaque être ».

L'enseignement se déroule de manière beaucoup moins formelle que l'on pourrait s'imaginer. Guèn Kelsang Chögyan est assise à l'avant et invite les gens à commencer par un peu de méditation qui est suivie par une prière chantée à Bouddha. Puis, la moniale prend la parole, partage ses réflexions, ses lectures. Elle nous invitait à « découvrir notre lien avec chaque être » à se rappeler que si on peut, par exemple, acheter des aliments au supermarché, c'est parce que quelqu'un les a fait pousser.

Le bouddhisme aujourd'hui se déploie en plusieurs traditions, dont la nouvelle tradition kadampa qui se définit, entre autres, par un désir d'ancrer le bouddhisme dans la vie moderne et de répondre aux questions que pose le quotidien.

Des questions... des réponses!

Moniale depuis 16 ans, c'est à 25 ans que Guèn Kelsang Chögyan a découvert le bouddhisme alors qu'elle cherchait un sens à sa vie. À ce moment, elle vivait sur le Plateau Mont-Royal à Montréal.

« Quand je croise les gens, souvent ils me posent des questions en lien avec mon choix de vie. Des fois, on me regarde étrangement, mais ce n'est pas grave », raconte la femme de 43 ans.

Sa rencontre avec Bouddha lui a amené encore plus qu'un sens à sa vie.

« Chaque jour, ça me change parce que la manière dont on pense change qui on est. J'espère que ça continue de me transformer chaque jour. Juste de faire l'expérience de calme, de paix, de trouver un peu un peu de satisfaction à l'intérieur de nous, c'est un grand changement. D'être capable de rester plus calme, plus paisible, même si les choses à l'extérieur de nous ne vont pas comme on veut, c'est un immense changement. »

« Il faut voir quel pas on peut faire dans cette direction chaque instant, comment on peut voir la bonté chez les autres, comment on peut voir ce que les autres vivent dans le coeur et de changer notre angle. De ne pas les regarder de notre point de vue, mais de leur point de vie pour comprendre ce qu'ils vivent. Si notre point de vue est plus positif, je pense que notre manière de regarder les autres sera moins dans le jugement, mais dans l'amour, la compassion. »

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