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Vol d'identité d'enseignants : beaucoup de victimes, peu de plaintes

Les cas de fraudes et de vols d'identité se multiplient chez des enseignants de l'Estrie et du reste du Québec. Pourtant, peu de plaintes ont été déposées au Service de police de Sherbrooke (SPS), une situation qu'aimerait corriger ce dernier.

Martin Carrier, porte-parole du SPS, rappelle que les conséquences d'un tel crime peuvent être graves pour les victimes et qu'il est essentiel de contacter les policiers pour ouvrir une enquête.

« Il y a une enquête criminelle qui se doit d'être amorcée pour trouver qui a pu utiliser ces renseignements, à quelle fin et possiblement procéder à des arrestations, parce qu'il y a plusieurs victimes. Ça entraîne des conséquences légales, monétaires, des conséquences qui peuvent vous suivre pendant plusieurs années. »

« Lorsqu'il y a une enquête d'ouverte, ça simplifie un peu les choses », explique-t-il.

Si une enquête provinciale n'est pas en cour, la Commission d'accès à l'information n'a pas exclu de se saisir de l'affaire parallèlement aux enquêtes policières.

« C'est dans son mandat à la commission de faire enquête s'il y a eu une fuite dans un organisme public ou une entreprise privée », explique Isabelle Gosselin, conseillère en communication à la Commission d'accès à l'information.

« Un cas de vol d'identité, ça a beaucoup de conséquences sur la vie humaine, que ce soit la perte d'argent, la perte de temps, du stress... il faut s'en rappeler et axer sur la prévention que nos renseignements valent de l'or », résume-t-elle.

Pour savoir quoi faire exactement en cas de fraude, rendez-vous sur les sites du Centre antifraude du Canada et de la Commission d'accès à l'information.

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