Retour

Vols commerciaux à l'aéroport de Sherbrooke : la Ville pourra aller de l'avant

Les aéroports qui n'ont pas accès au contrôle de sûreté de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien pourront y avoir recours selon un principe de recouvrement des coûts. C'est donc dire que la Ville de Sherbrooke pourra offrir des vols commerciaux de son aéroport si elle défraye les coûts d'acquisition d'un service de contrôle.

Un texte de Geneviève Proulx

La nouvelle a été annoncée par le ministre des Affaires étrangères, Rob Nicholson au nom de la ministre du Transport du Canada, Lisa Raitt, en début d'après-midi. « Au cours des dernières années, plusieurs petits aéroports ont manifesté leur intérêt pour obtenir des services de contrôle. Les mesures annoncées permettent à ces petits aéroports non désignés d'allouer des fonds pour des services de contrôle qui permettront aux passagers d'avoir des vols de correspondance aux grands aéroports, tout en améliorant la sûreté du réseau de transport aérien du Canada », peut-on lire dans un communiqué. 

Cette désignation désirée permet le déploiement de services de contrôle des passagers et des bagages dans les aéroports offrant un service aérien commercial. Ce service de contrôle autorise ensuite les transporteurs aériens à procéder au débarquement de leurs passagers directement dans la zone sécurisée de l'aéroport de destination, ce qui leur évite d'importants délais.

Désignation longtemps rêvée

La Ville de Sherbrooke demandait depuis longtemps ce contrôle de sécurité à son aéroport. Selon le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, Sherbrooke se doit d'avoir un aéroport pour desservir sa population, mais aussi pour assurer un avenir économique prometteur. « Parmi les 19 agglomérations canadiennes de plus de 200 000 habitants, Sherbrooke est la seule à ne pas être desservie par les lignes aériennes nationales! L'absence d'un lien aérien commercial vers les grands centres économiques canadiens est un frein aux efforts de développement économique de notre région », avait-il dit.

Depuis plusieurs années, le milieu sherbrookois se mobilise pour obtenir cette désignation. En mars dernier, le député de Sherbrooke, Pierre-Luc Dussault avait déposé une motion à la Chambre des communes demandant qu'Ottawa permette à ces aéroports d'offrir à leurs frais les contrôles de sécurité.

L'ACSTA compte actuellement 89 aéroports désignés.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


10 métiers vraiment étranges





Rabais de la semaine