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Well Inc. : deux conseillères ne décolèrent pas contre le maire de Sherbrooke

Les conseillères municipales Hélène Dauphinais et Annie Godbout ne décolèrent pas contre l'administration du maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, deux semaines après l'annonce de la création d'un quartier de l'entrepreneur pour revitaliser la rue Wellington Sud.

Un texte de Carl Marchand

Elles reprochent au maire d'avoir mis plusieurs acteurs dans le coup avant les élus qui ne siègent pas au comité exécutif de la Ville. Hélène Dauphinais a été la première à sonner la charge, lundi soir, lors de la période de messages et de remerciements accordée aux conseillers municipaux.

« Peut-être que je n'ai pas raison de me sentir comme ça, mais je trouve ça un peu particulier d'être tenue à l'écart. Je trouve que ça manque d'égard envers notre fonction et ça manque d'égard à l'endroit des citoyens qui nous ont élus », a-t-elle déclaré.

Annie Godbout, qui songe à faire campagne contre Bernard Sévigny lors des prochaines élections municipales, lui reproche un flou dans les aspects financiers du projet.

« Comment le maire compte-t-il nous présenter les orientations de ce projet? Est-ce qu'un plan d'affaires va être présenté aux élus? Si oui, quand? » a-t-elle demandé.

La finance avant la politique, réplique Paquin

Il y a une raison pour laquelle tous les élus n'ont pas été informés du projet en même temps et c'est une raison financière et non pas politique, a répondu le président du comité exécutif, Serge Paquin.

« Si on avait à refaire les choses, on les referait de la même façon », a rétorqué M. Paquin, qui admet que malgré tout, il a été impossible de garder le couvercle sur la marmite des intentions municipales. Pour preuve, l'un des immeubles acquis par la Ville a coûté plus cher que prévu.

« Le propriétaire qui a entendu parler d'un projet, son prix a monté de 25 %. Les Sherbrookois ont payé 25 % plus cher, à cause de ça », a affirmé M. Paquin.

Le maire Bernard Sévigny a pour sa part rappelé que la Ville voulait amorcer le mouvement de la revitalisation sur la rue Wellington Sud et qu'elle ne contrôle pas les investissements privés qui y seront faits.

« Ne me demandez pas d'avoir des états prévisionnels sur les 10 prochaines années. Je n'en ai pas, ça n'existe pas et ça n'existera pas non plus », a conclu le maire Sévigny.

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