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Well inc. : la séance d'information en 10 interventions

Plus de 120 personnes se trouvaient à l'hôtel de ville mardi soir à l'occasion de la séance publique d'information entourant le projet Well inc, où la période de questions s'est étalée sur près de deux heures et demie. Radio-Canada a recensé 10 interventions qui résument les préoccupations des citoyens.

1. « Advenant que la Ville investisse les 26 M$ votés à la mi-janvier, quel sera l'impact sur le compte de taxes des contribuables sherbrookois? La question a été posée il y a deux semaines au conseil de ville et j'attends la réponse. » - Sylvie Desjardins

2. « J'ai fait la demande en date d'aujourd'hui, alors je ne peux pas la donner tout de suite, a répondu le maire Steve Lussier. Je suis en train de faire faire les calculs exacts, mais évidemment, tant que le consortium ne nous a pas donné les chiffres finaux, je ne pourrai pas répondre. »

3. « Il n'y a pas d'appel d'offre là-dedans. C'est un privilège, c'est impensable. C'est d'ailleurs pour ça qu'on a changé la plupart des conseillers municipaux et qu'on a changé de maire lors des dernières élections, a déclaré André Larkin. [...] Si ce projet-là passe, le consortium va prendre contrôle du centre-ville pour les 50 prochaines années, parce qu'il fait exprès pour s'asseoir sur les stationnements municipaux. »

4. « La donnée la plus importante, c'est que dans le secteur dont on parle, ça fait 30 ans qu'il n'y a pas d'investissements. Les promoteurs immobiliers ne sont pas là, parce que ça coûte trop cher et que c'est trop dévitalisé. C'est pour ça que le projet, c'est justement deux tours sur un stationnement, parce qu'on sait que le stationnement fait partie de l'incitatif municipal », a défendu la directrice générale adjointe à la Ville, Marie-France Delage

5. « De nous remettre là, dans un centre-ville où on va être dans les jambes de tout le monde, je pense que le conseil va devoir s'interroger sérieusement. On parle de sécurité, de mobilité durable comme les vélos qu'on transporte sur nos autobus. On est dans des pentes, faire débarquer ça dans des pentes, il y a toujours des risques d'accident au niveau des humains, des automobilistes et des camions », signale le président du syndicat des chauffeurs de la STS, Jean-Pierre Guay, qui craint que les chauffeurs doivent de nouveau se stationner sur la rue King Ouest plutôt que d'utiliser la station du Dépôt.

6. « Le fait qu'on ait rendu public le plan d'aménagement de la Wellington Sud a permis de voir qu'il y avait potentiellement un projet-pilote à venir sans qu'on ait eu l'occasion d'en communiquer les grands principes. [...] Ces préoccupations-là sont prioritaires dans toute la réflexion : la sécurité des usagers, l'expérience du transport en commun, tout se doit d'être regardé », explique Marie-France Delage.

7. « Quand je vois un stationnement en plein milieu d'un développement comme celui-là, j'ai l'impression de voir des années 1990, a déploré le citoyen Réal Viens. Je m'excuse, mais en 2018, on doit avoir de la vision. La voiture doit disparaître, c'est simple. Elle doit d'abord devenir silencieuse, ensuite sans chauffeur avant de disparaître. C'est ça l'étape dans les 15 prochaines années. »

8. « Moi, je m'inquiète plus au niveau humain. Vous avez parlé de pauvreté, vous avez parlé de location, mais ça va être pour qui, ces locations-là? Elles vont être à quels coûts? Autrement dit : est-ce qu'on élimine ceux qui sont là présentement pour revaloriser la Wellington? [...] Je suis pour l'humanisation du centre-ville, pas seulement pour la valorisation du centre-ville et les questions d'affaires. » - Marcel Dorval

9. « Le logement, c'est pour toutes les catégories, tous les types d'individus, d'humains, de personnes : ceux qui résident actuellement et ceux qui s'en viennent éventuellement. Je pense juste au programmes sur les coopératives qui ont été mis en place au centre-ville. Il y a un souci d'avoir des logements abordables, une richesse collective qui se développe. » Marie-France Delage.

10. « Je suis heureuse que la Ville prenne les devants sur un aussi gros projet. Je profite de la période d'interventions pour faire deux recommandations pour contribuer au projet. Que celui-ci soit accrédité LEED et que des toits verts soient envisagés. » - une citoyenne membre du Collectif d'urbanisme durable de Sherbrooke.

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