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Well inc. : plus d'informations publiques... après la tenue du registre

La tenue du registre pour les citoyens qui souhaitent s'opposer à l'emprunt de 26 millions de dollars de la Ville de Sherbrooke sera terminée depuis trois jours lorsque les Sherbrookois auront accès à des informations supplémentaires sur ce dernier.

Un texte de Charles Beaudoin

Le maire Steve Lussier rendra publics de nouveaux documents et en profitera pour nommer les membres du comité de revitalisation du centre-ville, qui sera composé de huit élus et de deux autres personnes.

« Que le registre soit signé ou non, je suis là pour voir à une rentabilité pour les citoyens. On m’a nommé maire, je ne commencerai pas un projet qui ne sera pas rentable pour la Ville », a-t-il assuré.

Pas de décision avant le 30 janvier

Steve Lussier a cherché à minimiser l’impact du règlement d’emprunt, le comparant à « une marge de crédit » que la Ville n’est pas obligée d’utiliser, en partie ou en totalité.

« À compter du 30 janvier prochain, c’est là qu’on va analyser le dossier, parce qu’on va avoir eu l’offre du consortium [NDLR : Le consortium a ultimement jusqu’au 15 février]. C’est à partir de ce moment-là que le conseil va prendre la décision si on va de l’avant ou non. »

La rencontre a toutefois permis d’apprendre qu’un minimum de 860 cases de stationnement serait requis par le projet actuel. Les estimations variaient de 700 à 900 cases auparavant.

« C’est la loi »

La présidente du comité exécutif, Nicole Bergeron, s’est insurgée contre les conseillers Pierre Avard et Pierre Tremblay, qui qualifient le registre de « processus bidon » en raison notamment des 8702 signatures nécessaires en l'espace de cinq jours.

« Non, ce n’est pas un processus bidon. C’est la loi qui encadre ça d’une façon très stricte », soutient Mme Bergeron.

La conseillère de l’arrondissement de Brompton a aussi réitéré que la Ville fait preuve de transparence dans le dossier.

« Le registre sert au règlement d’emprunt de 26 millions de dollars pour lequel vous avez eu à plus d’une reprise le détail sur ce à quoi serviront les sommes. L’autre projet de 50 millions de dollars du consortium, on ne l’a pas encore vu. »

Les deux conseillers visés, qui assistaient à la mêlée de presse du comité exécutif mardi, n’achètent cependant pas les explications fournies.

« Je suis vraiment déçu et tanné qu’on prenne la population pour des imbéciles et je m’inclus là-dedans », s’est contenté de dire M. Tremblay.

« J’ai l’impression qu’il y a des gens qui veulent beaucoup le projet dans sa forme actuelle, mais je reviens toujours à la même question : "Est-ce que c’est le meilleur projet pour les citoyens et citoyennes?" Actuellement, je ne suis pas en mesure de répondre à cette question », résume quant à lui Pierre Avard.

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