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« 30 en bas de 30 » : Guillaume Vermette change le monde avec son nez de clown

Il offre des moments d'enfance à des jeunes coincés au milieu du chaos des camps de réfugiés. Il traverse des pays éprouvés par la pauvreté pour offrir une porte de sortie aux enfants de la rue, en leur enseignant la jonglerie. À 29 ans, Guillaume Vermette crée un monde meilleur.

Un texte de Claudie Simard

Ses passeports portent la marque d’une quarantaine de pays dévastés par la pauvreté, par la guerre.

Avec tout ce qu’il a vu, son cœur de clown humanitaire aussi a été éprouvé au cours des dix dernières années.

« Je pensais que je m’habituerais, que je me ferais une certaine carapace, mais plus ça va plus je trouve ça difficile », a-t-il raconté en entrevue à l’émission 360 PM.

Malgré tout, il ne changerait de vie pour rien au monde.

La décision de devenir clown humanitaire s’est prise alors qu’il avait 17 ans et qu’il était à Salluit, un village nordique du Nunavik. « Je travaillais avec des jeunes pas vraiment plus jeunes que moi, et ils voulaient mourir. La plupart voulaient mourir. Ça m'avait vraiment touché et je m'étais improvisé clown ».

Un contraste difficile à accepter

Si ce qu’il constate ailleurs dans le monde est difficile, ses retours ponctuels en occident le sont aussi.

Guillaume Vermette croit que bien des difficultés vécues dans le monde sont les conséquences de nos actions, de notre consommation.

Les réactions des gens du Québec le blessent parfois. Il raconte qu’au moment où il revenait d’Haïti, les médias parlaient de vagues d’immigrants haïtiens qui arrivaient dans la province. « Je voyais tant de gens fâchés qui avaient peur à cause de la fausse information qui il y a dans les médias, ça m'a déçu du Québec. [Là-bas] j'étais sur le terrain, je voyais la réalité ».

Créer le lien entre « eux » et « nous »

Lors de son prochain voyage au Burkina Faso, il partira avec une valise remplie de matériel de jonglerie fait par les élèves de l'école Saint-Léon près de Yamachiche.

Une idée qui a permis d’« impliquer des enfants tout en les sensibilisant à ce qu’il se passe ailleurs sur la planète » dit-il.

« Moi ma façon de redonner, c'est après, en revenant au Québec, en sensibilisant les autres au sujet de ce que j'ai vu et en donnant envie aux gens de créer des initiatives positives ».

Il conclut son entretien avec un message simple : « soyez fins, au quotidien ».

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