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« 30 en bas de 30 »  : Laurence Vincent-Lapointe à la poursuite de ses rêves

Laurence Vincent-Lapointe domine la scène mondiale du canoë féminin. Elle détient le record du monde du 200 m en C-1 et, avec sa partenaire Katie Vincent, celui du 500 m en C-2. Ce qui manque à son palmarès? L'or olympique... et un stéthoscope autour du cou.

Un texte de Michelle Raza

L’athlète de 25 ans rêve depuis qu’elle est toute petite d’aller aux Jeux olympiques. Le problème, c’est que sa discipline ne fait pas partie des épreuves olympiques.

« Quand j’ai commencé ma carrière, il n’y avait même pas de championnats du monde en canoë féminin », a raconté Laurence Vincent-Lapointe lors de son passage à l’émission 360 PM.

Le canoë féminin fera son entrée aux Jeux olympiques d’été de 2020, qui auront lieu à Tokyo. Une première à laquelle Vincent-Lapointe a en quelque sorte contribué de par sa dominance sur son sport.

« J’ai un peu été le fer de lance du canoë féminin. J’ai mené la vague des records du monde pratiquement chaque année, ce qui a suscité l’intérêt des autres pays, qui ont envoyé de plus en plus de femmes dans les compétitions internationales. La suite logique, c’était d’ouvrir les plus grandes compétitions aux femmes. »

Laurence Vincent-Lapointe ne vise maintenant rien de moins que deux médailles à Tokyo, tant dans sa course individuelle qu’en équipe.

La recette du succès de Vincent-Lapointe

Quand on lui demande la recette de son succès sur la scène mondiale, la canoéiste de Trois-Rivières mentionne sa grandeur (6 pieds) et sa force physique.

Elle salue surtout sa chance d’avoir croisé Mathieu Pelletier, qui est son entraîneur depuis ses tout débuts dans le sport. « Il a cru en moi depuis le début, a souligné Laurence Vincent-Lapointe. Il m’a vraiment aidé avec la technique. On va souvent me dire que j’ai une technique qui ressemble à celle des hommes, en ce qu’elle me permet d’avoir la même puissance. »

Objectif : Dr Vincent-Lapointe

Laurence Vincent-Lapointe a poursuivi ses études à travers les compétitions et les camps d’entraînements des dernières années.

Elle a complété un baccalauréat en sciences biomédicales et étudie actuellement en sciences infirmières à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).

C’est que son rêve olympique cohabite avec un autre rêve : devenir médecin.

Elle a fait six applications à des facultés de médecine depuis sa sortie du cégep et s’est rendue à l’étape des entrevues à deux reprises. Elle n’a pas encore obtenu la place tant désirée, mais compte persévérer.

« D’ici mes 30 ans, je vais réessayer chaque année, a déclaré Vincent-Lapointe. Si à 30 ans, ça ne fonctionne toujours pas, on verra. »

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