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5 ans après la tragédie de Fukushima : qu'advient-il de la centrale nucléaire Gentilly-2?

La seule centrale nucléaire du Québec, la centrale Gentilly-2 de Bécancour, a cessé ses opérations il y a un peu plus de trois ans, le 28 décembre 2012. À l'heure actuelle, 80 personnes travaillent toujours sur le site. L'économie régionale peine toutefois encore à se relever de la fermeture.

Les employés toujours en poste travaillent à la maintenance des différents appareils encore en marche, comme les équipements de chauffage, d'électricité et de refroidissement de la piscine. Ils travaillent également à l'élaboration des différents programmes de surveillance environnementale.

Le nombre d'employés en poste à la centrale Gentilly-2 passera à 70 l'an prochain et pour les prochaines années.

À l'heure actuelle, la centrale nucléaire Gentilly-2 est en état de stockage sûr, c'est-à-dire que tout le combustible radioactif est entreposé dans une piscine pour sept ans. Au bout de ce délai, les grappes de combustibles seront transférées dans des modules en béton sur le site de la centrale, avant d'être finalement envoyées sur un site d'entreposage dans le Bouclier canadien. Le lieu de ce site reste encore à déterminer, mais la Société canadienne de gestion des déchets nucléaires estime que tout sera prêt en 2050.

Une fermeture pour des raisons économiques

Le gouvernement Marois a annoncé à l'automne 2012 qu'il prenait l'engagement de fermer la centrale nucléaire Gentilly-2. Quelques semaines plus tard, Québec officialisait la démarche en acceptant la recommandation d'Hydro-Québec de fermer la centrale.

La société d'État estimait que les coûts de la réfection de la centrale, estimés au départ à 1,8 milliard de dollars, grimperaient au-delà de 3 milliards de dollars. C'est ce qui ressortait de l'expérience de la réfection de la centrale nucléaire de Pointe-Lepreau, au Nouveau-Brunswick. Les nouvelles normes adoptées à la suite de la tragédie de Fukushima, au Japon, auraient aussi fait grimper la facture.

À la fermeture de la centrale en 2012, 900 personnes ont perdu leur emploi. Hydro-Québec affirme que 85 % d'entre eux ont depuis été relocalisés au sein de l'entreprise, pris leur retraite ou trouvé un autre emploi. De ce nombre, la moitié est toujours dans les régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Avec les informations de Maude Montembeault

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