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Accueil de réfugiés à Trois-Rivières : « Qui va assurer les coûts? » se demande le maire

Alors que les organismes communautaires de Trois-Rivières se préparent à accueillir plusieurs dizaines de réfugiés, le maire de Trois-Rivières s'est dit préoccupé quant aux questions financières liées à l'accueil de réfugiés syriens. Il a également soulevé la notion de sécurité, en réaction aux attentats de Paris vendredi dernier

Un texte de Marie-Ève Trudel

« Si on manque notre coup que ce soit au niveau de la logistique ou s'il arrive quoi que ce soit au niveau de la sécurité, ça va être épouvantable », a dit Yves Lévesque insistant sur la nécessité pour les gens du milieu communautaire d'être prêt le temps venu. Ils pourraient accueillir jusqu'à 300 nouveaux arrivants, selon les chiffres qui circulent au sein des instances impliquées dans l'accueil des immigrants. « Le politique peut décider, mais qui va faire l'intégration? C'est les gens du milieu », affirme le maire. 

Yves Lévesque fait valoir l'importance à ses yeux de prendre le temps nécessaire pour l'accueil des réfugiés, notamment parce qu'il constate des craintes de la part des Trifluviens.

Le maire ne se dit pas contre l'accueil de réfugiés à Trois-Rivières. « Il faut juste être conscient », dit-il. « Une fois qu'on embarque, il faut le faire correctement ».

Trois-Rivières, tout comme Drummondville et Victoriaville, a été identifiée par le gouvernement provincial comme étant l'une des 13 villes québécoises qui a la capacité et les infrastructures de logement, d'éducation et de santé nécessaires pour accueillir les réfugiés.

« Pourquoi 13 villes? Pourquoi pas tout le monde? », questionne Yves Lévesque qui se demande « qui va assurer les coûts », liés à l'accueil de réfugiés à Trois-Rivières.

La Ville de Trois-Rivières se montre préoccupée de voir des réfugiés arriver massivement si le gouvernement libéral de Justin Trudeau respecte sa cible d'accueillir 25 000  réfugiés d'ici la fin de l'année. « Nous on est habitué d'en prendre 100 par année, mais ça ne rentre pas 100 d'une shot. Il en rentre graduellement pendant toute l'année une centaine », dit le maire qui dit en savoir encore très peu sur la suite des choses.

« Ça prend du logement social. Vous savez on a une liste d'attente chez nous. Comment ça va fonctionner? C'est à tout ça qu'il faut être capable de répondre », conclut le maire. 

L'an dernier, 93 réfugiés se sont établis en Mauricie et 185, au Centre-du-Québec.

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