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Affaire Jonathan Bettez : les médias devant le juge pour une deuxième journée

À Trois-Rivières, un consortium de médias, dont fait partie Radio-Canada, s'adresse au tribunal pour pouvoir diffuser des informations d'intérêt public sur Jonathan Bettez.

Toute la journée, les audiences se sont déroulées à huis clos, sans la présence des journalistes et des avocats.

Dans la salle verrouillée, il y avait le juge, deux enquêteurs de la Sûreté du Québec (SQ) et le procureur des poursuites criminelles et pénales.

« Les enquêteurs et le DPCP ont travaillé avec le juge à produire une nouvelle version de la dénonciation qui serait moins caviardée pour qu'on puisse en prendre connaissance, mais qui est toujours sous ordonnance de non-publication. On ignore ce qui s'est dit devant le juge. Demain j'aurai l'occasion de poser quelques questions à l'enquêteur pour voir les motifs pour lesquels quelques passages restent caviardés, avant d'en débattre devant le juge. », indique l’avocat représentant Radio-Canada et La Presse dans cette affaire, Me Sébastien Pierre-Roy.

Dans ce dossier, deux concepts fondamentaux s'affrontent soit le droit du public à l'information ainsi que le droit de l'accusé d'avoir un procès juste et équitable. Une tâche plutôt difficile pour le juge selon Me Pierre-Roy.

Ce dernier explique que la Cour suprême a déterminé dans ce dossier qu'il ne faut pas faire passer un droit par-dessus l'autre.

Il faut essayer de mettre les deux droits en équilibre.

Me Sébastien Pierre-Roy, avocat

« Il faut y aller avec le bon sens, avec la situation telle qu’elle existe au moment où la décision est prise. Quitte à la réviser quand le dossier va avoir évolué », ajoute Me Pierre-Roy.

Ce que souhaite le consortium, c’est de rendre publiques des dénonciations qui ont servi à l'arrestation de Jonathan Bettez et aux perquisitions du 29 août dernier chez Emballage Bettez et dans deux résidences de Trois-Rivières.

Les documents sont sous scellé, sous ordonnance de non-publication et largement caviardés, donc biffés à l'encre noire.

L'avocate de Jonathan Bettez s'oppose à la requête en invoquant notamment le droit de son client a un procès juste et équitable. L'argument des médias est plutôt le droit du public à l'information.

Les audiences reprendront mardi, toujours à huis clos, du moins pour le début de la journée.

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