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Affaire Vadeboncoeur : deux des 4 policiers n'auraient rien à se reprocher, selon un expert

Vendredi, l'expert-conseil en emploi de la force de l'École nationale de police du Québec (ENPQ) a été contre-interrogé par les avocats de la défense. Bruno Poulin a affirmé que l'intervention du 2 février 2013 avait manqué de cohésion. Ce soir-là, Alexis Vadeboncoeur a été arrêté par la Sécurité publique de Trois-Rivières pour un vol de pharmacie.

Selon l'expert-conseil, deux des quatre policiers, Dominic Pronovost et Kaven Deslauriers, ont porté des coups inutiles au suspect, puisqu'il était en position de soumission.

Bruno Poulin précise qu'il n'a pas de reproches à faire à l'agente Barbara Provencher, car elle a agi conformément à l'enseignement que les policiers reçoivent.

Selon son analyse de la vidéo, il croit que la policière est restée près de la tête de la présumée victime durant l'intervention. Alexis Vadeboncoeur affirme cependant qu'elle l'aurait blessée aux parties génitales.

À la barre des témoins, l'expert en emploi de la force a affirmé que le policier Marc-André St-Amant a lui aussi agi conformément à l'enseignement.

Les avocats ont beaucoup questionné l'expert sur l'influence de la peur et du stress sur les perceptions et le jugement. Selon la défense, plusieurs facteurs ont pu amener les policiers à considérer cette situation comme étant très dangereuse, notamment le fait que le suspect était cagoulé, armé et possiblement drogué.

Ils ont aussi fait valoir que les policiers auraient pu croire que la présumée victime tentait de feindre la soumission pour ensuite s'en prendre aux policiers. Dans le stationnement du Cégep de Trois-Rivières où il a été arrêté, Alexis Vadeboncoeur a jeté son arme près de lui avant de se coucher sur le sol.

L'expert a répondu que c'était possible, mais que, selon lui, cela ne justifiait pas la façon dont l'intervention a été menée.

Le procès des quatre policiers sera plus long que prévu. Les avocats ont demandé au juge d'ajouter six jours d'audiences, ce qui leur a été accordé.

Au départ, trois semaines avaient été prévues pour ce procès.

Vendredi, la couronne a terminé de présenter sa preuve. Ce sera au tour de la défense de présenter la sienne quand le procès reprendra, le 17 octobre.

D'après les informations d'Amélie Desmarais

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