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Affaire Vadeboncoeur : « J'avais peur de mourir » dit le policier Kaven Deslauriers

La 15e journée du procès des quatre policiers accusés d'avoir malmené Alexis Vadeboncoeur lors de son arrestation en février 2013 s'est ouverte avec le témoignage de Kaven Deslauriers, un policier qui l'a frappé à maintes reprises comme en font foi des images vidéos captées par la caméra de surveillance du Cégep de Trois-Rivières.

« J'avais peur de mourir », a dit Kaven Deslauriers, au moment d'arrêter le jeune homme qui venait de commettre un vol à main armée dans une pharmacie.

Kaven Deslauriers a dit avoir frappé Vadeboncoeur à plusieurs reprises pour le forcer à sortir son bras droit caché sous son corps. Il affirme néanmoins n'avoir « en aucun cas » frappé Alexis Vadeboncoeur à la tête. 

Sur la vidéo présentée en cour, on peut voir l'agent Deslauriers frapper avec de grandes amplitudes Alexis Vadeboncoeur qui est alors couché au sol. « J'ai saisi son coude avec ma main gauche, il résistait et j'ai appliqué deux frappes de diversion avec ma main droite pour faire mal à l'individu et le forcer à sortir son bras », a-t-il expliqué au juge.

La procureure de la poursuite lui a demandé pourquoi ne pas avoir pris ses deux mains pour sortir son bras. L'agent Deslauriers a dit que tout s'est passé rapidement et que c'est ainsi que cela s'est déroulé.

Au cours de l'intervention, Deslauriers admet avoir frappé à 5 autres reprises, mais toujours avec la paume de sa main.

Comme ses confrères avant lui, il a décrit l'opération comme étant très risqué en raison de la présence d'un individu armé qui pouvait entrer à n'importe quel moment au Cégep.

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