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Agression à Saint-Tite: « J'en veux à l'homophobie en général », dit Mathieu Grégoire

Le jeune Mathieu Grégoire, qui a été tabassé à coups de bouteille de bière lors du Festival western de Saint-Tite, entend dénoncer ce geste qu'il considère comme homophobe, au moment où il se remet physiquement de l'agression.

« Les séquelles sont surtout au niveau de mon visage, moi en plus je porte des broches, j'ai été chanceux, rien n'est cassé sauf que j'ai beaucoup de lésions dans ma bouche, c'est coupé, ça fait très mal, j'ai de la misère à parler », a expliqué Mathieu Grégoire en entrevue à l'émission Chez nous le matin

Le jeune homme a également subi une commotion cérébrale. « C'est plus de mettre mes idées en place présentement qui est difficile », dit-il. 

Mathieu Grégoire veut dénoncer l'homophobie

Mathieu Grégoire, dont la publication a été massivement partagée sur les médias sociaux, plus de 12 300 fois, souhaite que son histoire fasse changer les choses.

« Je ne suis pas quelqu'un de rancunier dans la vie, j'en veux pas nécessairement à ce gars-là, j'en veux à la population, j'en veux à l'homophobie en général », dit-il. 

Mathieu Grégoire entend retourner à Saint-Tite, comme il a l'habitude de le faire tous les ans, et ce, malgré les événements. « Ça ne m'empêchera pas d'y retourner, jamais, jamais ».

Tout a commencé par une simple altercation. Le jeune homme de 21 ans marchait avec sa soeur dans les rues de Saint-Tite quand deux hommes ont sifflé cette dernière et ont tenu des propos désobligeants à son égard. 

« Il a clairement choisi de me traiter de fif pour que je me retourne », soutient Mathieu Grégoire. 

L'agresseur, qui l'aurait traité de « criss de fif », l'a frappé à six reprises au visage.

Une enquête de la Sûreté du Québec est en cours.

L'organisation « déplore et dénonce », mais n'accorde pas d'entrevues sur le sujet

L'organisation du Festival western a condamné par voie de communiqué les malheureux événements survenus lors du 48e festival de Saint-Tite. En plus de l'agression de Mathieu Grégoire, au moins deux autres agressions ont eu lieu cette année lors du festival.

Le directeur général, Pascal Lafrenière, s'est dit préoccupé par ces faits. « Nos visiteurs sont le reflet de la population au Québec. Les gens viennent de partout et savent se comporter, mais il y a des exceptions comme dans toutes les villes », peut-on lire dans le communiqué. 

L'organisation du Festival dit ne pas pouvoir commenter les événements pour ne pas nuire aux enquêtes en cours effectuées par la Sureté du Québec et n'accordera donc pas d'entrevues sur le sujet. 

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