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Alain Fournier mis en demeure de payer 150 000$ pour des propos tenus devant la CRT 

Gilles Charland, ex-vice-recteur de l'UQTR, exige 150 000 dollars en dommages et intérêts à l'ancien directeur des équipements de l'Université Alain Fournier, selon ce qu'a appris Radio-Canada. 

Un texte d'Amélie Desmarais

M. Charland a fait parvenir une mise en demeure à son ancien collègue à la suite de propos tenus lors de son témoignage devant la Commission des relations du travail.

La mise en demeure datée du 30 mai dont Raido-Canada a obtenu copie a été envoyée 5 jours après le rejet par le conseil d'administration de l'entente de principe conclue le 18 avril entre l'Université et M. Fournier à la suite d'un processus de médiation.

« Dans le cadre de votre témoignage, et en dépit que vous étiez sous serment, vous avez tenu des propos que vous saviez faux et qui ne pouvaient que porter atteinte à la réputation de notre client », peut-on lire dans le document dans lequel on insiste le fait qu'Alain Fournier devait savoir que son témoignage ferait l'objet d'une importante couverture médiatique.

3 éléments faux

La mise en demeure fait état de 3 éléments rapportés par Alain Fournier devant la commission qui selon M. Charland seraient faux et auraient entaché sa réputation.

Alain Fournier avait affirmé, lors de son témoignage, que Gilles Charland l'avait menacé de salir sa réputation s'il ne signait par l'entente de quittance au moment de son congédiement le 29 octobre 2013.

Il avait aussi raconté que l'ex-vice-recteur avait tenté de le corrompre en lui demandant de faire construire une bibliothèque pour sa résidence à même les ressources de l'Université.

Enfin, l'ex-directeur des équipements a, selon ce qui est rapporté dans la mise en demeure, fait état de diverses manoeuvres illégales auxquelles des hauts dirigeants de l'UQTR auraient participé notamment une rencontre avec de proches donateurs de la Fondation de l'UQTR pour discuter de contrats en lien avec le campus à Drummondville.

Des dommages exemplaires

L'avocat de Gilles Charland, Me Richard Vachon écrit que les propos tenus par M. Fournier ont eu un effet dévastateur sur lui qui jouissait auparavant d'une réputation sans tache.

Les attaques d'Alain Fournier auraient été d'autant plus dommageables qu'elles auraient placé M. Charland qui agit notamment à titre de consultant en ressources humaines et en relations de travail dans une position difficile face à ses donneurs d'ouvrage actuels.

Il demande donc des dommages exemplaires soit la somme de 100 000 $ à titre de dommages moraux et punitifs et 50 000 $ pour compenser ses pertes pécuniaires dans un délai de 7 jours. Il exige rétractation et des excuses dans le même délai.

Gilles Charland, Alain Fournier et l'UQTR ont refusé de répondre à nos questions à ce sujet. 

Alain Fournier, qui conteste, depuis l'automne 2013 son congédiement de l'Université, avait aussi porté plainte pour harcèlement psychologique contre la vice-rectrice Johanne Giguère et Gilles Charland.

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