Retour

Alcoa tente de faire retirer l’article sur le recours aux agences de placement de personnel

Selon le registre des lobbyistes du Québec, Alcoa tente de faire retirer l'article 5 du projet de loi 176 déposé par la ministre québécoise du Travail, Dominique Viens. Cet article interdirait de donner un salaire moindre au personnel d'agence de placement qui effectue les mêmes tâches que les employés salariés réguliers de l'entreprise cliente.

La porte-parole d’Alcoa, Anne-Catherine Couture, a confirmé l’information contenue au registre des lobbyistes, mais a refusé de commenter davantage la démarche de l’entreprise.

Pour sa part, Clément Masse, le président du syndicat de l’usine d’ABI à Bécancour, qui appartient à 75 % à Alcoa et à 25 % à Rio Tinto, espère que le gouvernement ne reculera pas sur cet article important.

« Complètement ridicule, tranche Clément Masse. L’employeur demande de pouvoir continuer à faire de la discrimination sur les conditions de travail. Le gouvernement met ses culottes en disant : ­ "Il faut que ça cesse!" Et puis notre employeur veut aller faire des représentations au gouvernement en disant : "Nous on veut être capable de continuer à faire de la discrimination." »

Pour Clément Masse, du syndicat des Métallos, cette demande est d’autant plus inacceptable dans le contexte québécois où l’entreprise bénéficie de tarifs préférentiels pour son électricité de la société d’État Hydro-Québec.

Rejoint au téléphone, le président du Syndicat national des employés de l'aluminium de Baie-Comeau, Michel Desbiens, a dit qu'il allait consulter et commenter le dossier vendredi.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Recettes de Noël - Ragoût de boulettes de dinde et épinards