Un groupe de protection des animaux reproche l'inaction du gouvernement du Québec dans un cas d'allégation de cruauté animale à Lefebvre, au Centre-du-Québec.

Le Groupe d'intervention de protection des animaux de compagnies (GIPAC-Q) reproche au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation de ne pas être intervenu plus fortement, malgré l'entrée en vigueur d'une nouvelle loi pour protéger les animaux.

Après avoir vu des photos alarmantes sur un site de courtier immobilier, des membres du GIPAC-Québec se sont rendus sur une terre à bois à vendre, avec l'autorisation du courtier immobilier au dossier.

« C'est là qu'on a constaté la détresse des animaux », raconte Carole Côté, administratrice du groupe, qui nous a expliqué ce qu'elle a vu.

Il y avait notamment une quinzaine de chats errants, une chèvre dont les sabots étaient longs et tordus, ainsi qu'un chien couché sur la glace, qui n'a eu aucune réaction quand le groupe est arrivé.

Un cochon vietnamien mort se faisait dévorer par des poules, ce qui est inquiétant selon Carole Côté.

« Les animaux de ferme ne sont pas des charognards, alors s'ils sont nourris chaque jour, ils n'ont aucune raison d'aller manger la dépouille d'un cochon », explique-t-elle.

Réaction du MAPAQ critiquée

Le GIPAC a alerté la Société protectrice des animaux de Drummondville. La SPA a transféré le dossier au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ), puisque des animaux de ferme sont impliqués.

Selon le groupe de protection des animaux, le MAPAQ se serait rendu sur les lieux et aurait émis des recommandations.

Le groupe aurait souhaité que le ministère ordonne plutôt le transfert des animaux dans un autre endroit, ce qui n'a pas été le cas.

Le MAPAQ confirme avoir reçu un plainte et affirme faire un suivi rigoureux, mais il préfère ne donner aucun autre détail pour le moment.

De son côté, la propriétaire affirme nourrir ses animaux chaque jour, même si elle n'habite pas à cet endroit. Elle dit avoir reçu des recommandations de la part du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation. La dame indique qu'elle pourrait porter plainte contre les membres du GIPAC pour introduction par effraction sur sa propriété.

Avec les informations d'Amélie Desmarais

Plus d'articles

Vidéo du jour


Recettes de Noël - Ragoût de boulettes de dinde et épinards