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Anthony Beauvillier, de Shawinigan à Brooklyn

De son propre aveu, Anthony Beauvillier réalisera l'un de ses plus grands rêves jeudi soir au Centre Bell. L'ancien porte-couleurs des Cataractes de Shawinigan était encore dans les gradins l'année dernière pour regarder l'équipe qu'il a idolâtrée dans son jeune temps. Cette fois, le numéro 72 des Islanders sera sur la patinoire, au sein du deuxième trio de la formation new-yorkaise.

Un texte de Yanick Bourdon

« Je me souviens que l’an passé, j’étais venu ici avec mon papa de pension de Shawinigan. C’est spécial, a souligné Beauvillier après l’entraînement matinal. Toute ma jeunesse, j’ai encouragé le Canadien et je portais un chandail quand je venais ici. »

Après un début de saison rempli d’incertitudes, le hockeyeur de 19 ans reconnaît maintenant qu’il se sent à sa place avec les Islanders.

Choix de premier tour en 2015, Beauvillier a pris du galon depuis l’arrivée de Doug Weight à la barre de l’équipe à la fin janvier. Avec une contribution d’un but et une passe à ses trois dernières rencontres, Beauvillier connaît finalement une bonne séquence chez les professionnels.

« Ç’a été favorable pour moi. Mais en même temps, c’est ce que je fais sur la glace qui fait la différence. Depuis les derniers mois, je joue mieux. Donc, je mérite un peu plus de temps de glace. »

Interrogé au sujet de l’ailier gauche, l’entraîneur-chef s’est empressé de complimenter les qualités offensives du jeune de 1,80 m (5 pi 11 po).

Sa rapidité, sa capacité d’adaptation et son écoute sont parmi les qualités évoquées par l’ancien joueur de la LNH pour expliquer le rôle accru de son attaquant ces dernières semaines.

Même si les Islanders peuvent encore le renvoyer dans les rangs juniors, il ne fait aucun doute dans l’esprit de Beauvillier : la page est tournée sur Shawinigan.

« À 19 ans, affronter des gars de 30-35 ans, c’est pas facile. J’apprends à chaque jour et l’adaptation se passe bien. Le jeu ralentit de plus en plus et j’ai plus confiance. »

Et même si ses débuts ont été difficiles, il ne s’en cache pas, jouer dans la Ligue nationale est très agréable.

« C’est mon quotidien. Je ne veux pas dire que ça ne m’impressionne plus, mais de visiter les grandes villes et manger dans les grands restos avant chaque partie, c’est le fun! »

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