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Attentat à la mosquée de Québec, un an après : plus de sécurité à Shawinigan

Il y a un an presque jour pour jour, un attentat à la grande mosquée de Québec faisait 6 morts. Au centre culturel musulman de Shawinigan, l'onde de choc a été suivie d'un changement de pratique.

Le président Abdoulaye Souley assure que la peur n'a pas empêché les membres de sa communauté de se déplacer pour la prière, mais il indique que désormais, par mesure de sécurité, la porte du centre culturel est barrée lors de ces moments de prière.

« On se dit que ça aurait pu nous arriver, parce qu'à ce moment, nous aussi on était en prière ici dans notre mosquée », explique Abdoulaye Souley.

Combattre la peur de l'autre

Même s'il sent une ouverture de la part de ses concitoyens de Shawinigan, Monsieur Souley croit qu'il y aura toujours du travail de sensibilisation à faire pour faire connaître la religion musulmane et éradiquer la peur de l'autre.

C'est aussi ce que croit le citoyen de Trois-Rivières, Malik Hammadouche. Dans la foulée des événements, il a pris la parole au nom des membres de la communauté musulmane de Trois-Rivières. Lui aussi se rappelle de premières heures difficiles.

« La panique, l'horreur, l'incompréhension, un repli sur soi des gens et en même temps un sentiment de colère chez beaucoup de personnes », énumère-t-il.

Malgré tout, Malik Hammadouche croit que du positif ressort de ce triste événement. Selon lui, l'attentat a permis une prise de conscience collective et une modération des discours à tendance islamophobe.

« Ces gens-là se sont quand même modérés, ils ont relativisé leur discours. Ils expriment leurs idées, mais on sent qu'il n'y a plus la hargne », observe-t-il.

Une journée portes ouvertes

Le centre culturel musulman de Shawinigan organisera encore cette année des portes ouvertes pour faire connaître la religion musulmane et les différentes cultures des gens qui la pratiquent. La date reste à déterminer.

« Quand on affronte l'inconnu, c'est toujours un risque, c'est toujours quelque chose qui nous fait peur, mais on découvre parfois qu'on dépasse nos frayeurs. C'est merveilleux ce qui peut se cacher derrière cet inconnu-là », lance Malik Hammadouche comme un appel à bâtir des ponts.

Avec les informations de Camille Carpentier

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