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Bécancour et Trois-Rivières désignées zones industrialo-portuaires par Québec

Le ministre délégué aux Affaires maritimes, Jean D'Amour, a annoncé un investissement de 300 millions de dollars sur cinq ans pour implanter 16 zones industrialo-portuaires dans la province. Parmi celles-ci se trouvent Bécancour et Trois-Rivières.

Le statut de zone industrialo-portuaire pourrait favoriser l'attraction d'entreprises près des ports de mer, selon le gouvernement Couillard. Les autres villes désignées sont Montréal, Québec, Saguenay, Sorel-Tracy, Contrecoeur, Salaberry-de-Valleyfield, Côte-Sainte-Catherine, Cacouna, Rimouski, Matane, Gaspé, Sept-Îles, Port-Cartier et Baie-Comeau.

« Cette proximité [avec les services portuaires, les infrastructures routières et ferroviaires] représente un avantage comparatif considérable pour les entreprises qui s'installent dans ces zones, parce qu'elle leur donne un accès facilité à leurs intrants et accélère le transit de leurs marchandises vers les marchés nord-américains et internationaux », peut-on lire dans un communiqué du ministre délégué aux Affaires maritimes, Jean D'Amour.

Dans le cadre de la Stratégie maritime, le gouvernement avait déjà promis 30 000 nouveaux emplois directs, en plus d'investissements publics et privés de 9 milliards de dollars d'ici 2030.

D'ici juin prochain, Québec doit finaliser la signature d'ententes de collaboration visant à former des comités locaux, qui auront pour mandat de délimiter la zone industrialo-portuaire et de préparer un plan de développement. Ces comités regrouperont les administrations municipales et portuaires, de même que les ministères et les principaux acteurs régionaux concernés.

Réaction de la CAQ

Le porte-parole de la Coalition Avenir Québec (CAQ) en matière de développement économique régional et de stratégie maritime, Donald Martel, reproche au gouvernement son inaction dans le dossier de la Stratégie maritime.

Dans un communiqué, le député de Nicolet-Bécancour écrit qu'« il est inacceptable qu'aucun projet n'ait vu le jour huit mois après le lancement de la stratégie maritime. Nous ne sommes pas contre l'implantation de telles zones, mais nous constatons que les résultats ne sont tout simplement pas au rendez-vous ».

Selon des documents obtenus par la CAQ en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, en un an, l'enveloppe budgétaire de 300 millions $ n'aurait permis à aucun projet de voir le jour.

Les documents montreraient aussi que les ministères de l'Économie et des Relations internationales admettent qu'aucune action concrète n'a été posée pour faire la promotion de ces zones à l'international et la prospection d'investissements.

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