L'aide alimentaire existe peut-être depuis des décennies au Québec, mais dans la communauté autochtone de Wemotaci en Mauricie, le projet est encore fragile. C'est un sujet tabou que la nutritionniste Isabelle Greffard tente d'aborder, en offrant des ateliers de cuisine aux membres de la communauté.

Un texte de Claudie Simard

L’insécurité alimentaire est définie par Statistiques Canada comme étant une situation où au moins un membre du ménage n'a pas accès à suffisamment d'aliments.

À Wemotaci, comme ailleurs, c’est une réalité. Par contre, elle se vit différemment selon Isabelle Greffard, nutritionniste au Conseil de bande de Wemotaci.

« On savait qu’il y avait un besoin, mais les gens ne parlaient pas », a-t-elle expliqué en entrevue à l’émission Facteur matinal.

C’était surtout les enfants qui disaient qu’ils avaient faim à l’école

Isabelle Greffard, nutritionniste au Conseil de bande de Wemotaci

Depuis quatre ans, elle organise différentes activités pour apaiser la faim et promouvoir l’éducation alimentaire.

« À l’intérieur des activités de cuisine, il y a la transmission des connaissances, comment transformer les aliments, la congélation, le blanchiment, la mise en conserve ».

Elle explique que l’insécurité alimentaire n’est pas seulement causée par un faible revenu : les compétences culinaires, les connaissances et l’accessibilité aux aliments sont aussi des facteurs.

Ce projet a démarré grâce à un budget de Santé Canada.

L’organisation doit par contre trouver les moyens de devenir autonome.

Isabelle Greffard compte tenir plusieurs activités de financement au cours des prochaines semaines.

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