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Campagne pour sensibiliser les jeunes aux conséquences des sextos à Trois-Rivières

Une nouvelle campagne de sensibilisation aux dangers du sextage débutera à la prochaine rentrée scolaire à Trois-Rivières. Le service de police effectuera une tournée des écoles secondaires pour expliquer les conséquences du partage d'images à caractère sexuel.

Un texte de Catherine Bouchard

Une formation sur la cyberintimidation effleurait déjà le sujet du sextage, mais les récentes histoires de partages non consentants d'images intimes par des adolescents a poussé la sécurité publique de Trois-Rivières à développer une campagne spécifiquement pour la question de l’envoi de sextos.

Les jeunes de secondaire quatre et cinq seront visés par cette campagne. Les policiers espèrent que, par la suite, les plus vieux prôneront par l’exemple.

« C'est un problème notamment au niveau de la clientèle mineure, donc on veut se servir de cette clientèle-là, dans un but ultimement de prévenir la problématique lorsqu'ils seront adultes », indique le responsable des relations publiques à la police de Trois-Rivières, Luc Mongrain. 

« C’est un contexte provincial, pas juste ici à Trois-Rivières. On va s’inspirer de ce qui se fait ailleurs », affirme M. Mongrain.

Les services de police de Gatineau et de Saint-Jérôme ont déjà développé des campagnes spécifiques à ce phénomène. La sécurité publique de Trois-Rivières compte s’en inspirer.

Conscientiser, mais...

Les adolescents rencontrés par Radio-Canada à Trois-Rivières ont tous dénoncé le partage de photos intimes sans le consentement de la personne sur l'image. Ils ne mâchaient pas leurs mots pour qualifier l'incident survenu à Québec, où six adolescents auraient diffusé des images à caractère sexuel de trois de leurs collègues de classe. « C'est assez dégueulasse. C'est un manque de respect envers la personne », déplore Jérémie, 17 ans.

Bien qu'ils connaissent les risques, plusieurs n'hésitent pas à partager des images intimes. « Ils devraient prendre des précautions, s'assurer d'avoir confiance en l'autre personne », affirme Zachary, lui aussi élève au secondaire.

Certains médias sociaux donnent une fausse impression de sécurité pour le partage de photos avec de la nudité, puisque les images et vidéos disparaissent après un délai donné.

« Depuis que Snapchat est là, c'est vraiment facile de se montrer sans vraiment voir le visage de l'autre. Tu penses que ça n'a pas d'importance ce que tu fais, parce que de toute façon, le lendemain, la personne ne pourra pas voir la photo. Mais sur Snapchat, il y a une application où tu peux prendre des captures d'écran sans que l'autre s'en rendre compte »,souligne Gabrielle, 16 ans.

Plusieurs des jeunes rencontrés connaissaient les conséquences légales du partage à grande échelle de telles images, puisqu'ils affirment avoir été sensibilisés par le service de police de Trois-Rivières avec l'atelier sur la cyberintimidation.

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