Retour

Ce que Robert Aubin retient de sa mission en Afrique

Le 4 août dernier, le député néo-démocrate de Trois-Rivières était aux premières loges de la réélection du président du Rwanda, Paul Kagamé, qui règne sur le pays depuis 23 ans. Invité par l'Organisation internationale de la francophonie, Robert Aubin a participé à une mission d'observation de sept jours.

Un texte de Marie-Pier Bouchard

À l’occasion de cette élection présidentielle, Robert Aubin a été déployé dans différents bureaux de scrutins. Il a ainsi assisté au dépouillement et il a constaté que l’ensemble de l’opération était correct.

Au lendemain de son retour au pays, en entrevue à l’émission Facteur matinal, M. Aubin précise cependant que la délégation de l’Organisation internationale de la francophonie n’a pas eu accès à la centrale du scrutin, l’endroit où l’ensemble des résultats sont livrés.

Paul Kagamé a été réélu après 23 ans de règne pour un mandat de 7 ans avec près de 99% des voix. Un résultat qu’avaient prédit tous les analystes selon Robert Aubin.

Robert Aubin mentionne que plusieurs questions demeurent sans réponse, mais les échanges avec des intervenants civils et les partis politiques lui ont permis de comprendre l’attachement du peuple à Paul Kagamé.

« Tous les intervenants importants de la société civile. On a pu les entendre, mais aussi émettre nos réserves et parler de l’après Paul Kagamé », dit Robert Aubin.

Retour sur le génocide

D’après lui, il faut absolument revenir sur les événements du génocide de 1994 et connaître la suite des choses pour saisir l’importance de cet homme aux yeux de la population.

Robert Aubin explique que depuis, le taux de scolarisation s’est considérablement amélioré, la qualité du régime de santé aussi et que le modèle rwandais est devenu un modèle pour l’Afrique.

« Il a surtout installé une paix et une sécurité à l’intérieur de ce pays. Évidemment, à quel prix? Comment? Beaucoup de questions, mais on peut comprendre que la population soit redevable », explique M. Aubin.

N'empêche, Robert Aubin raconte que les discussions ont aussi tourné autour de la préparation du départ de celui qui dirige le pays depuis plus de 20 ans.

« On ne sait pas quand, mais il quittera un jour », dit Robert Aubin.

Un voyage dépaysant

Robert Aubin revient au Canada avec le souvenir d’un peuple uni et d’une réalité complètement différente de la nôtre.

Avec 75% de la population âgée de moins de 35 ans, il explique qu’il est nécessaire d’aborder les différentes préoccupations avec espoir et énergie.

L’ensemble des employés dans tous les bureaux du pays sont des bénévoles qui sont là par sentiment patriotiques.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Toute la vérité sur la Vierge





Concours!



Rabais de la semaine