Retour

Cellulaire au volant : cri du cœur d'un neurochirurgien

Un neurochirurgien de Trois-Rivières est préoccupé par l'utilisation du cellulaire au volant. Il a lancé un véritable cri du coeur jeudi à l'occasion de la séance régionale de consultation publique sur la sécurité routière.

Le Dr Alain Bilocq affirme avoir perdu trois patients qui textaient en conduisant au cours des dernières années.

Il n’y a personne qui est mort de ne pas avoir répondu ou de ne pas avoir pris un texto.

Alain Bilocq, neurochirurgien

Dr Bilocq a expliqué qu’il a été témoin de l’émergence de ce phénomène. Pour lui, l'heure n'est plus à la sensibilisation.

« C'est tellement rendu ancré dans notre mode de vie que malheureusement, même avec les campagnes de prévention, on ne réussit pas à éliminer ce problème et la jeune génération monte, on va avoir de plus en plus de gens qui ont des téléphones cellulaires », explique-t-il.

En tournée provinciale

Cette consultation publique, menée par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) a pour but de recueillir les suggestions pour améliorer le Code de la sécurité routière, ce que le ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports (MTMDET), Laurent Lessard, a promis de faire d'ici la fin de 2017.

Au terme de la consultation, 11 villes auront été visitées.

La SAAQ est à mi-chemin de l’exercice alors que Trois-Rivières était la 6e à recevoir l’organisation.

Alcool au volant

L’alcool au volant fait aussi partie des préoccupations soulevées lors de la séance organisée à Trois-Rivières.

S’il y a eu progrès au cours des dernières années, rien n'est acquis selon Claudia Di Iorio qui représente la SAAQ dans le cadre de cette consultation.

Elle en a fait son cheval de bataille depuis qu'elle a personnellement failli mourir dans un accident de la route alors qu’elle avait 16 ans.

L'impact de ça a été immense. Beaucoup de conséquences physiques et psychologiques. On a frôlé la mort. Notre vie ne sera plus jamais la même.

Claudia Di Iorio

« Mes amies et moi on était sorties. On a pris la voiture avec l'ami d'un ami qui lui avait bu de l'alcool, avait consommé et avait aussi adopté un comportement dangereux au volant, il était très téméraire et donc il a roulé à 120 km/h dans une zone de 30 km/h pour finir sa course dans un arbre », raconte-t-elle.

Les séances de consultation publique se poursuivent dans les prochaines semaines et prendront fin à Québec au début du mois de mars.

L'objectif est de réduire le nombre de décès sur les routes du Québec de 17 % d'ici 2020.

D'après les informations d'Amélie Desmarais

Plus d'articles