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Centre-ville de Trois-Rivières : des commerçants dénoncent l'accent mis sur la rue des Forges

La rue des Forges fait peut-être la fierté du centre-ville de Trois-Rivières, mais des commerçants des rues voisines commencent à en avoir assez que l'accent soit mis sur cette artère, au détriment de la leur.

À un jet de pierre de la rue des Forges, des entrepreneurs de la rue Saint-Roch estiment qu'ils sont délaissés. « Depuis cinq ans je suis sur la rue Saint-Roch. Depuis cinq ans sur la rue Saint-Roch, il ne se passe rien. Aucun événement. Rien. Absolument rien. Pas de décor, rien », se désole le propriétaire du restaurant Saint-Roch, Tolis Psonis.

Le son de cloche est le même du côté de Benoît Laforce, propriétaire du restaurant Le Lupin. « Les trottoirs, c'est comme so-so. Ils ont fait des gros trottoirs très larges. Ils n'ont pas pensé faire des trous pour mettre des arbres, de mettre ça un peu plus vert pour que les gens aient le goût de venir dans les rues », déplore-t-il.

Pour écouter une entrevue avec Benoît Laforce à l'émission Chez nous le matin, cliquez ici.

Des mécontents sur la rue Saint-Georges aussi

Des commerçants de la rue Saint-Georges, qui est parallèle à la rue des Forges, sont également déçus du peu d'investissements réalisés sur leur artère.

« On paie tous nos taxes, dit Dave Lévesque, propriétaire de l'Artisan Cordonnier. Pourquoi ce serait toujours la main, la rue des Forges, qui aurait droit aux privilèges d'avoir du beau pavé et compagnie? »

Dave Lévesque croit qu'un embellissement des rues voisines de la rue des Forges ne profiterait pas qu'aux commerces qui y ont pignon sur rue, mais aussi à l'ensemble de Trois-Rivières.

Le conseiller municipal du secteur, Guy Daigle, dit comprendre les doléances des commerçants. Il affirme que des plans sont en processus de création pour retravailler d'autres portions du centre-ville que la rue des Forges.

« Je dis aux gens "patientez, on est en train de finaliser quelques endroits où on a investi". Puis par la suite, je suis sûr et certain, même les gens des travaux publics sont sur la table à dessin présentement pour revoir, justement, l'entrée et la sortie de la ville. C'est une question de temps. »

Guy Daigle espère que les travaux auxquels il fait allusion seront complétés d'ici trois à cinq ans.

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