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Christine Mequish parmi les femmes les plus dangereuses du pays

Christine Mequish, 58 ans, a été déclarée délinquante dangereuse lors d'une audience au palais de justice de La Tuque mardi avant-midi. Au Canada, très peu de femmes font partie de la liste des délinquants dangereux.

La femme atikamekw de la communauté d'Obedjiwan compte 87 antécédents judiciaires, dont des actes de violence et de fraude.

Son crime le plus grave s'est produit en 2006, à Montréal. Elle a tué un homme avec une bouteille de bière. Récemment, en février 2015, elle a utilisé une canette de bière pour frapper un commis lors d'un vol qualifié dans un dépanneur de La Tuque.

Pour prendre sa décision, le juge s'est basé sur ses antécédents judiciaires et sur une expertise psychologique qui conclut qu'elle commet des crimes à répétition, qu'elle a une incapacité à se contrôler et présente un risque de récidive important, ainsi qu'un comportement indifférent et brutal.

Le statut d'Autochtone pris en considération

Christine Mequish aurait pu être soumise à une peine d'emprisonnement indéterminée, mais le juge a décidé de faire une exception. Il lui impose plutôt une peine de 48 mois. Comme elle a déjà passé 21 mois en prison en attente de la décision, elle purgera les 27 autres mois de sa peine derrière les barreaux. À la suite de sa peine d'emprisonnement, elle sera sous surveillance durant 10 ans.

« Le juge a pris en compte plusieurs facteurs, notamment la motivation de ma cliente à s'en sortir et à travailler ses problématiques », affirme l'avocate de la défense, Chloé Morin-Defoy. « Le juge a aussi tenu compte, comme il se doit, du fait que madame est autochtone et vient d'une communauté qui a subi plusieurs abus [...] et comment ce passé-là affecte madame encore aujourd'hui », ajoute-t-elle.

« Nous on demandait une peine indéterminée. Le juge a décidé qu'une peine de 4 ans et un suivi de 10 ans seraient réalistes. On pense que c'est une bonne décision quand même. Elle est motivée et elle tient compte autant du risque de récidive, de la dangerosité de madame que de son passé », explique Éric Thériault, procureur de la Couronne.

Christine Mequish avait été envoyée au pensionnat autochtone de Pointe-Bleue quand elle était plus jeune.

Avec les informations de Maude Montembeault

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