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Cinq ans après avoir tout perdu, il sort de la rue

Il y a cinq ans, Nicolas Winnicki se retrouvait à la rue, victime de la dépression et de l'épuisement professionnel. Il avait alors invité Radio-Canada à le revoir une fois sa situation améliorée.

Le rendez-vous a eu lieu au cours du week-end dernier, dans son appartement. Souriant, M. Winnicki partage les détails de sa nouvelle vie.

L’ex-consultant en marketing, qui avait tout perdu en raison de l’épuisement professionnel et de la dépression, a décidé de laisser sa créativité s’exprimer.

« Armand Vaillancourt disait : “ Si un artiste n’est pas engagé, ce n'est pas un artiste. C'est un gosseux de bebelles ”. Moi j'ai bien aimé l'expression “ gosseux de bebelles ”, alors j'ai même pensé faire une carte de visite avec ça », raconte l’artiste.

Photos, objets usuels transformés, montages disjonctés : Nicolas Winnicki espère que ses oeuvres hétéroclites seront un jour exposées ou encore achetées.

Il n'est pas encore tiré d'affaire, mais sa vision de la vie, elle, est transformée.

De nombreux défis

Regagner l'estime de soi est un des nombreux défis que les personnes souffrant d'épuisement professionnel ou de dépression sévère doivent surmonter.

Pour ceux qui, comme Nicolas Winnicki, souffrent en plus de trouble de bipolarité, cela ne suffit pas pour remonter la pente.

Selon le travailleur social Michel Oligny, l’aide médicale est aussi essentielle.

« Et quand tu as eu cette aide médicale là, généralement les médecins encouragent fortement le patient à se diriger vers un psychothérapeute », explique l’expert.

Même si les défis sont nombreux et qu’il a toujours besoin de l’aide sociale pour subsister, Nicolas Winnicki dit avoir devant lui un avenir radieux.

D’après le reportage de Camille Carpenter

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