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Comment Olymel tente d'attirer un millier de travailleurs

Dans un contexte de plein emploi, l'entreprise spécialisée dans la transformation de la viande arrive à trouver des travailleurs en leur offrant notamment le transport.

Olymel, qui compte 11 500 travailleurs au pays, est en recrutement constant. L'entreprise doit embaucher 530 travailleurs d'ici février 2018.

Ce n'est pas tout. À Yamachiche, Olymel investira 100 millions de dollars pour doubler la superficie de l’abattoir ATrahan, où la croissance de l’entreprise repose sur sa capacité à recruter des travailleurs. Elle doit en recruter 350 en 2019.

« Si on n'a pas la main-d’œuvre, ça retarde la croissance, ça retarde la mise en marché des produits, la rentabilité, l'efficacité, l'efficience, le retour sur l'investissement », énumère Louis Banville, vice-président des ressources humaines chez Olymel.

« Tout le monde se bat pour avoir 15 $ l'heure. Olymel l'offre. Les avantages sociaux, comparés à d'autres entreprises, sont meilleurs », affirme Francisco Mootoo, un employé originaire de l'Île Maurice.

Celui qui est au Québec depuis cinq ans dégraisse des fesses de porcs sur une des lignes de production de l’abattoir. Pas question pour lui de se laisser courtiser par d'autres employeurs ou de retourner dans son pays d'origine.

Un défi plus complexe en région

Les entreprises doivent être compétitives et créatives si elles veulent recruter des travailleurs, surtout en région.

« Ça pose des défis parce qu'il faut se vendre. C'est un marché, dit Louis Banville. On vend une entreprise en bonne santé financière, des emplois stables, des conditions compétitives, une forte formation, on forme nos gens de A à Z ».

La compagnie a dû se montrer conciliante pour attirer et garder Milove Thebaud à St-Esprit, dans Lanaudière. La Montréalaise de 21 ans est attachée à sa ville.

Olymel a donc organisé, pour elle et des dizaines de ses collègues, une navette qui parcourt une cinquantaine de kilomètres tous les jours, trois fois par jour.

L'avantage aux travailleurs

Le centre d’appui aux communautés immigrantes (CACI) a longtemps dû solliciter les entreprises québécoises pour qu’elles embauchent des travailleurs immigrants. La situation s’est inversée. Ce sont maintenant les entreprises qui se montrent insistantes pour recruter la main-d’oeuvre.

Les entreprises recrutent chez les compétiteurs, mais aussi dans d'autres régions, à l'étranger.

Elles font même appel à des demandeurs d'asile.

« J’ai l’impression que certaines entreprises, surtout quand elles ont besoin de main-d’oeuvre non qualifiée, oui, elles iraient à la frontière pour les chercher », dit la directrice générale du CACI, Anait Aleksanian.

Louis Banville reconnaît qu'Olymel a de moins en moins de marge de manœuvre.

« C'est marginal, c'est la dernière option, mais quand il faut le faire pour soutenir notre croissance, on n'hésite pas à le faire », dit le responsable des ressources humaines.

D'après un reportage de Maude Montembeault

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