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Complexe sportif Alphonse-Desjardins : mises en demeure à l'endroit de quatre ex-dirigeants

Un nouveau chapitre s'ouvre dans la saga du complexe sportif Alphonse-Desjardins (CSAD). Les commissaires de la commission scolaire du Chemin-du-Roy se sont réunis en conseil mercredi soir et ont décidé à l'unanimité d'intenter des poursuites judiciaires contre quatre anciens dirigeants et une firme de vérificateurs.

Un texte de Marie-Ève Trudel

Sont visés par ces poursuites l'ancien directeur général de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, Michel Morin, l'ancien directeur général du Complexe sportif Alphonse-Desjardins, Jean-François Picard, l'ancien directeur général-adjoint du CSAD, Michel Montembeault, l'ancien comptable du CSAD, Steven Bélanger ainsi que la firme de vérificateurs Morin Cadieux SENC.

Le recours concerne des actes fautifs ainsi que des pertes subies et des dommages encourus pendant les phases 1 à 5 du CSAD.

Le Conseil des commissaires confirme ainsi le mandat confié par la Commission scolaire du Chemin-du-Roy à la firme Morency, Société d'avocats, d'intenter un recours en dommages et intérêts ainsi qu'en responsabilité professionnelle.

« Une résolution responsable »

Le conseil des commissaires s'est dit conscient d'engager des fonds publics en intentant des recours judiciaires. « On peut penser que les coûts inhérents à un recours sont une dépense inacceptable, quand on pense à ce que peuvent coûter les honoraires d'avocats », a dit d'entrée de jeu la directrice générale de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, Hélène Corneau, ajoutant qu'il faut tenir compte d'un autre aspect : « Nous avons la possibilité de puiser les fonds nécessaires dans le cadre d'une mesure budgétaire au ministère de l'Éducation qui ne touche pas aux services d'aide à l'élève, précise-t-elle. Nous pourrons rendre cette dépense acceptable dans le cadre de cette mesure. »,

Une autre résolution pour autoriser un déficit annuel

Le conseil a également adopté à l'unanimité une demande d'autorisation auprès du ministère de l'Éducation afin de permettre un déficit annuel, ce qui permettra à la commission scolaire de traiter les dépenses encourues en lien avec le CSAD, « sans toucher aux services aux élèves », a insisté, Hélène Corneau. « Nous avons demandé au ministère de l'Éducation de considérer le contexte actuel de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy », a-t-elle dit. 

La firme Morency a été mandatée en juin dernier pour étudier le dossier pour la Commission scolaire du Chemin-du-Roy.

Dans son rapport annuel de 2014, le vérificateur général du Québec a soulevé plusieurs irrégularités dans la gestion de l'établissement, qui a enregistré des déficits variant entre 700 000 $ et 1,2 million de dollars dans les 5 dernières années.

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