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Compost d'ici 2020 : la RGMRM tient des audiences publiques sur le fameux bac brun

La Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie (RGMRM) à lancé mercredi soir des consultations publiques sur son plan de gestion 2016-2020, qui prévoit la récupération des matières organiques d'ici 2020.

Un texte de Michelle RazaTwitterCourriel

Le projet d'instaurer un système de bacs bruns dans les municipalités desservies par la Régie s'échelonne sur les 5 prochaines années. La première collecte de porte en porte ne devrait toutefois pas avoir lieu avant 2019.

D'ici là, la RGMRM devra se pencher sur plusieurs questions, comme le format du bac, la fréquence des collectes et l'harmonisation du service à travers son territoire. L'organisme prévoit aussi mener des campagnes d'information sur la récupération des matières organiques. Le lieu de traitement, lui, devrait être déterminé d'ici la fin 2017.

« C'est un grand changement, mais les gens sont déjà habitués de trier, entre autres pour leur recyclage », croit Sylvie Gamache, conseillère en communications à la RGMRM.

La Régie, qui dessert plus de 100 000 foyers dans 39 municipalités de la Mauricie, emboîte donc le pas à plusieurs autres localités du Québec, dont Drummondville et Sherbrooke.

Un projet de 9,4 millions $

Le coût total de l'instauration du bac brun est évalué à un peu plus de 9,4 millions $, échelonnés sur 5 ans. Une somme qui représente la très grande majorité du budget total prévu pour l'implantation du plan de gestion de la RGMRM, qui est de 10,2 millions $. Les plus grandes dépenses prévues doivent être faites en 2019 et 2020; elles seront associées à l'achat d'outils de collecte, aux frais de collecte, au transport et au traitement des matières organiques.

À l'heure actuelle, la Régie prévoit que le bac brun coûtera annuellement 35 $ par foyer.

La politique québécoise des matières résiduelles prévoit que 60 % de la matière organique putrescible produite devrait être recyclée, puis retournée au sol (par exemple, sous forme de compost). À l'heure actuelle, la RGMRM ne valorise que de 3 à 9 % de cette matière. Québec veut aussi éliminer complètement l'enfouissement des déchets organiques d'ici 2020, d'où la date butoir pour la Régie.

La consultation est menée par une commission indépendante présidée par Maurice Poudrier, qui est président du Conseil régional en environnement de la Mauricie. Les mémoires déposés et les commentaires reçus pendant la consultation vont servir à la rédaction d'un rapport que la Commission remettra à la Régie.

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