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Coupable d'avoir attaqué une adolescente à la masse à Trois-Rivières

L'homme accusé d'avoir attaqué une adolescente de 14 ans avec une masse à Trois-Rivières a plaidé coupable à des accusations de voies de fait grave, de séquestration et de possession de cannabis.

En octobre 2015, Marc Perron a asséné des coups à Natasha Raymond sur les terrains du Séminaire Saint-Joseph. Deux témoins étaient intervenus pour l'arrêter, en entendant des cris.

La victime, Natasha Raymond, a assisté à l'audience. Elle est contente de savoir que Marc Perron demeurera détenu.

« Tu es là et tu entends qu'il plaide coupable, c'est un soulagement. [...] J'étais vraiment heureuse », a-t-elle déclaré.

Le fait qu'il n'y aura pas de procès lui enlève un poids sur les épaules. « J'étais stressée d'être appelée à témoigner, je ne voulais pas », confie la jeune fille.

Elle affirme qu'elle souffre d'un trouble de stress post-traumatique. « Quand je vois des personnes plus âgées, quand je passe à côté d'elles, j'ai des frissons, j'ai peur. Quand je me promène toute seule, j'ai toujours l'impression que quelque me suit, je me retourne à toutes les cinq secondes. »

Lourd passé judiciaire

Marc Perron a déjà un lourd passé judiciaire. L'homme dans la cinquantaine est inscrit au registre des délinquants sexuels depuis 2010.

L'audience a d'ailleurs été reportée au 9 novembre pour permettre à la Couronne de préparer une demande d'évaluation pour délinquant dangereux, un processus exceptionnel. Si ce statut était reconnu, M. Perron pourrait se voir imposer une peine de détention d'une période indéterminée.

Le récidiviste a notamment déjà été reconnu coupable d'agression sexuelle, de contacts sexuels sur un mineur, d'enlèvement, de séquestration, d'agression armée et de menaces.

Mercredi, Marc Perron a aussi plaidé coupable de voies de fait sur un photographe lors de son arrivée au palais de justice à sa première comparution, en octobre 2015. L'accusation de voies de fait armées qui pesait contre lui a fait l'objet d'un arrêt de procédures.

D'après les informations d'Amélie Desmarais

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