Retour

Cours d'alphabétisation d'Ebyôn : bien plus qu'apprendre à lire et écrire

Une vingtaine de personnes ayant de la difficulté à lire, écrire ou compter ont participé mardi à un dîner de Noël de l'organisme du secteur Cap-de-la-Madeleine Ebyôn. Ce fut l'occasion pour elles de constater tout le chemin parcouru grâce aux classes d'alphabétisation.

La plupart des adultes qui ont participé aux cours d'Ebyôn parviennent maintenant à se débrouiller en lecture, en écriture et en mathématique.

Pour ces élèves, ces rencontres sont aussi l’occasion de briser la solitude et de tisser des liens. Au dîner de Noël de l’organisme, plusieurs nous ont confié qu’ils forment désormais une grande famille.

Le maire Lévesque touché par la cause

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, se fait un devoir de participer à ce dîner de Noël, année après année. Il est particulièrement sensible à la mission d'alphabétisation de l'organisme Ebyôn.

« Tu as deux choix dans la vie : tu te prends en mains ou tu te laisses faire », affirme le maire. « Vous savez, j'aurais pu mal tourner moi aussi, j'ai grandi dans un environnement qui était plus difficile », dit-il.

Yves Lévesque salue le courage de ces participants aux classes d’alphabétisation.

Ça me sensibilise beaucoup au fait que quand tu veux, tu peux t’en sortir, [même si tu as] des handicaps assez importants.

Yves Lévesque, maire de Trois-Rivières

30 ans d’aide

Ebyôn fête ses trente ans cette année. Malgré sa longue présence au Cap-de-la-Madeleine, son fondateur constate que les besoins sont sans cesse plus criants.

« Dans la vie de tous les jours, il faut être capable de lire une facture, être capable de lire une prescription, être capable de lire la lettre qu'on vient de recevoir du gouvernement sans paniquer », explique l’abbé Denis Gervais.

En plus des classes d'alphabétisation, Ebyôn sert chaque jour gratuitement de 50 à 100 repas, grâce à l'aide gouvernementale qui lui parvient notamment des ministères de la Santé et de l'Éducation.

Ces subventions sont toutefois insuffisantes. Chaque année, l'organisme doit trouver 50 000 dollars pour rester en opération.

D’après les informations de Sarah Désilets-Rousseau

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Toute la vérité sur la Vierge





Concours!



Rabais de la semaine