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Dans la région où l'on trouve le plus haut taux d'assistés sociaux, les changements inquiètent

C'est en Mauricie que l'on trouve le plus de bénéficiaires de l'assistance sociale au Québec. Près de 10 % des gens de la région, soit près de 20 000 personnes, comptent sur cet argent pour vivre. L'adoption du projet de loi 70 par le gouvernement libéral suscite donc des inquiétudes.

Désormais, certains assistés sociaux devront se débrouiller pour vivre avec seulement 399 $ par mois au lieu de 623 $. La loi donne la possibilité au gouvernement de couper la prestation des demandeurs jugés aptes à travailler et qui refusent d'entreprendre un parcours de recherche d'emploi.

Le Centre d'organisation mauricien de services et d'éducation populaire (COMSEP) trouve que le gouvernement devrait être plus compréhensif. « Tu forces tous les [demandeurs] aptes [à travailler] à aller travailler quand dans le fond, il y a des personnes qui ont des difficultés et des vécus tellement lourds qu'elles sont incapables d'intégrer un emploi », fait remarquer la coordonnatrice générale de l'organisme, Sylvie Tardif.

Par exemple, elle explique qu'une « jeune qui a subi de l'inceste pendant des années, elle est brisée, alors il faut reconstruire tout ça, tout ce qu'elle est cette personne-là, avant qu'elle aille à l'emploi ».

Le projet de loi prévoit aussi d'importantes pénalités financières imposées aux premiers demandeurs d'aide sociale. L'organisme d'aide en Mauricie trouve le chèque d'aide sociale est déjà très petit et que le couper pourrait avoir des conséquences dramatiques.

COMSEP va rencontrer le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, le 1er décembre à Québec pour manifester son mécontentement.

Avec l'adoption de la loi 70, Québec compte épargner jusqu'à 50 millions de dollars par an.

Avec les informations d'Olivier Caron

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