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De plus en plus de filles choisissent le football au secondaire

Peu de sports sont encore réservés exclusivement aux garçons, mais reste qu'une fille qui joue au football, c'est plutôt inusité. Les filles représentent seulement 0,5 % du nombre total de joueurs de football au niveau secondaire. Même si ce nombre est négligeable, il est en progression au Québec.

Un texte de Marie-Pier Bouchard

Corinne Fréchette est de loin la plus petite du Bleu et Or de l'École Jean-Nicolet, à Nicolet. Elle pratique en tout huit sports dans une année, mais le football occupe une grande place dans sa vie. C'est une façon pour elle de se défouler. Elle joue comme demi défensif.

Elle n'a pas le physique de l'emploi, mais elle ne s'en laisse pas imposer.

Elle a gagné le respect de ses coéquipiers, un entraînement et un match à la fois.

Rencontrés dans le vestiaire juste avant la finale de la saison à La Tuque, les coéquipiers de Corinne nous disaient qu'elle s'est intégrée rapidement dans l'équipe.

« C'est motivant. Elle nous donne de la pression. Elle est assez bonne », témoigne Charlie Lefebvre.

L'entraîneur-chef de l'équipe, Alexis Morin, fait le même constat.

« Elle est très intense. C'est quand même assez unique auprès d'une fille dans ce sport de gars qui est considéré comme un sport de brutes », explique-t-il.

Corinne constate que certains adversaires la sous-estiment, ce qui peut parfois l'avantager. « Ils ne savent pas à qui ils sont affaire », dit-elle.

Corinne Fréchette croise rarement d'autres filles dans les équipes adverses, mais ses attentes sont élevées envers elles.

« Je suis comme : ''Ah! t'es une fille? On va voir ce que tu donnes'' », mentionne-t-elle.

Corinne est présentement en quatrième secondaire. Elle jouera sa dernière saison de football l'an prochain. D'ici là, elle a bien l'intention de savourer chaque moment.

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