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De plus en plus de gens à risque de mourir dans l’anonymat

La crainte de mourir seul sans que personne ne s'en inquiète est partagée par de nombreuses personnes âgées. L'organisme Les Petits Frères de Trois-Rivières souhaite que la médiatisation du cas de la femme retrouvée sans vie dans un HLM un mois après son décès déclenche une réflexion.

Un texte de Claudie Simard

Depuis 15 ans, l’organisme Les Petits Frères de Trois-Rivières travaille à briser l’isolement des personnes âgées qui vivent seules.

La mission de l’organisme est d'offrir une vie sociale à ses membres qui ont en moyenne 85 ans et de les accompagner jusqu’à la fin de leur vie.

Avec un système de jumelage, les bénévoles appellent leur ami (e) une fois par semaine et lui rendent visite une semaine sur deux.

Un service qui est vu comme un complément au programme Pair, le système d’appel automatisé quotidien auquel l’abonné doit répondre pour signifier que tout va bien.

« On vient en complément, apporter la chaleur humaine, les petites attentions qui sont aussi importantes que d'être assuré qu'à chaque jour on ait un appel » explique la coordonnatrice des Petit Frères, Fanny Requillart.

Les vieux amis

Monique Douville est bénévole depuis environ un an.

Sa rencontre avec Lucienne Hains, 96 ans, a enrichi sa vie et celle de son conjoint, tous les deux préoccupés par l’isolement des personnes âgées.

En plus des appels, des visites et des sorties occasionnelles, l’organisme Les Petits Frères organise chaque mois des diners d’anniversaire pour ceux qui sont affectueusement appelés, les « vieux amis ».

Lucienne Hains n’avait pas célébré le sien depuis la mort de son mari il y a 30 ans.

L’organisme Les Petits Frères compte 68 bénévoles, qui veillent sur ses 53 membres de 75 ans et plus.

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