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De Trois-Rivières, il dénonce le manque d'efforts pour la recherche contre le cancer

On dit souvent qu'on n'est jamais mieux servi que par soi-même. C'est ce que s'est dit Julien Levac en lançant la Fondation Canceromaniaque. Foudroyé par la récidive d'une tumeur au cerveau, il dénonce le manque d'efforts pour la recherche contre le cancer. Objectif : éradiquer le cancer en soutenant le recherche.

Un texte de Marie-Pier Bouchard

Son cancer du cerveau est revenu, 20 ans après un premier diagnostic. À l'époque, Julien avait 12 ans, et les médecins lui donnaient trois ans à vivre.

À 32 ans, il est toujours là, mais le père de famille accepte difficilement la possibilité de mourir si jeune.

Freiné devant la lourdeur administrative des fondations existantes, le père de famille a décidé de mettre sur pied la Fondation Canceromaniaque.

À quelques jours de la fin de ses traitements de chimiothérapie et de radiothérapie, la première phase du protocole, il a de la difficulté à concevoir qu’en 2017, le cancer soit toujours la principale cause de décès.

Papa de la petite Justine et marié à Jessy Leblond qui est sur le point d'accoucher de leur deuxième enfant, il veut se battre.

« Ce qui est important, c'est la recherche contre cancer »

Julien Levac est très critique à l’endroit du gouvernement et il propose une révision des priorités.

« Chaque personne, et le gouvernement aussi, devraientt se dire c'est assez », lance Julien Levac.

Sans diminuer l'importance d'entretenir les routes ou des campagnes de sensibilisation contre l'alcool au volant, il souhaite que le gouvernement s'attarde à la recherche sur le cancer.

Le cancer a frappé fort

Quand Julien Levac raconte son histoire, on comprend cette volonté de se battre.

Il a perdu sa cousine d'une tumeur au cerveau quelques années avant son propre diagnostic. Elle avait huit ans.

Sa mère a succombé à un cancer du sein à 44 ans, tout comme sa tante, qui était aussi sa marraine. Elle a perdu son combat à 46 ans.

Jusqu'à maintenant, la Fondation Canceromaniaque a amassé quelque 10 000 $ et Julien Levac aimerait atteindre un total de 100 000 $ au terme de la première année d'activité.

Le conseil d'administration a d'ailleurs déjà identifié trois laboratoires de recherche qui pourraient recevoir des sommes.

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