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Début lundi des audiences publiques sur le projet d'oléoduc Énergie Est

C'est aujourd'hui que le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement, le BAPE, amorcera la première partie de ses travaux concernant le projet d'oléoduc Énergie Est de TransCanada.

Le mandat de la commission d'enquête du BAPE sera d'expliquer le projet à la population dans le cadre de 14 séances qui se tiendront à Lévis du 7 au 14 mars. Les citoyens de la région peuvent y assister par visioconférence au Musée québécois de culture populaire à Trois-Rivières.

Il sera notamment question : des modes de transport des hydrocarbures (sécurité, risques de déversement, capacité des infrastructures), des marchés visés (Est du Canada et les exportations) et des impacts sur les activités à proximité de l'oléoduc (activités agricoles, tourisme, valeur des propriétés).

L'oléoduc devrait parcourir 4600 kilomètres dont 650 sur le territoire Québécois où il enjamberait plus de 800 cours d'eau, dont le fleuve Saint-Laurent.

En Mauricie, une dizaine de municipalités dont Trois-Rivières, Yamachiche, Sainte-Anne-de-la-Pérade et Maskinongé seraient traversées par le pipeline pour acheminer plus d'un million de barils de pétrole albertains par jour vers la raffinerie Irving de St-Jean au Nouveau-Brunswick d'où il sera exporté.

Une partie de ce pétrole devrait également approvisionner les raffineries Suncor à Montréal et Valéro à Lévis .

En juin dernier, le ministre de l'Environnement du Québec a mandaté le BAPE pour examiner la portion québécoise du projet. C'est cette étape qui commence lundi.

Mardi dernier, le gouvernement du Québec a émis une injonction contre Énergie Est pour que le projet soit soumis aux règles environnementales.

Document explicatif peu consulté

Une carte du projet et un document explicatif ont été mis à la disposition des citoyens à la Bibliothèque Gatien-Lapointe de Trois-Rivières. En deux semaines, une seule personne a consulté les documents au service de référence.

Le Comité Vigilence hydrocarbures qui souhaite un consensus social contre le projet aimerait que les gens soient davantage informés. Serge Lévesque membre de ce comité croit que les travaux du BAPE peuvent contribuer à ce consensus.

« La population avec le peu d'information qu'elle détient est déjà à 60% contre, affirme M. Lévesque. On s'imagine [ce que ce serait] si elle était vraiment informée de la nature exacte du projet, de la localisation, de l'impact potentiel sur les cours d'eau, sur les terres agricoles et du peu de retombées économiques. »

Les séances seront diffusées en direct sur le site Web du BAPE. La séance de lundi aura lieu à 19h.

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