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Déficience intellectuelle : quand l'intégration passe par le travail

L'intégration des personnes ayant une déficience intellectuelle dans la société représente encore un défi. Pourtant, certaines initiatives portent leurs fruits. Depuis 20 ans, l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) met à contribution des personnes atteintes de déficience intellectuelle sur son campus.

Le Plateau de travail de l'UQTR offre présentement l’occasion à neuf adultes d’accomplir diverses tâches, moyennant une allocation.

Thierry Boisvert, par exemple, s’occupe tous les jours de la récupération des canettes et du carton. Une activité qui lui permet de se dépasser et de sociabiliser.

L’intervenant Marc Ayotte accompagne ces personnes ayant certaines limitations depuis 14 ans.

« Ici, ils viennent faire comme un stage, explique-t-il. On les prépare pour qu’ils puissent un jour aller vers autre chose. »

Alors que l’intervenant devait au départ faire beaucoup d’effort pour intégrer son équipe dans les différents secteurs du campus, les services des membres du plateau de travail sont maintenant très demandés.

Bénéfice mutuel

Depuis une douzaine d’années, le professeur du département des sciences de l’éducation Paul Gaudet s’est greffé au projet. Il permet à certains membres du plateau d’intégrer ses cours en enseignement primaire et secondaire. Cette activité est bénéfique autant aux étudiants, qui peuvent entrer en contact avec une clientèle réelle, qu’aux membres du plateau de travail de l'UQTR.

« Comme ce ne sont pas des étudiants spécialisés en déficience intellectuelle, c’est souvent le premier contact. Il ne faut pas se le cacher, il y a beaucoup de préjugés, il y a beaucoup de mythes reliés à la déficience intellectuelle. Ça fait tomber les barrières. »

Marc Ayotte espère qu'à terme ces stages permettent à certains de se lancer sur le marché du travail.

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