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Dépistage du virus Zika : pas de test obligatoire au Québec

Au Québec, 84 personnes ont été infectées par le virus Zika. On dénombre même un cas de transmission du virus d'une mère à son enfant. Cette situation inquiète de futurs parents, comme Dominique Fréchette qui dénonce le manque de consensus quant au dépistage de la maladie.

À ce jour, le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec n’a émis aucune directive claire par rapport au dépistage du virus. Les professionnels de la santé en la matière ne s’entendent pas sur la procédure à suivre.

« La décision revient au médecin traitant d'explorer les risques de la patiente et de décider de la prise en charge de son cas par la suite », explique la Dre Marie-Ève Beauregard, médecin résident en Santé publique et en médecine préventive à la Direction de la Santé publique de l'Estrie-CHUS

Manque d'information?

Des médecins à qui nous avons parlé confirment n'avoir jamais reçu l'information nécessaire au bon diagnostic du virus.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, soutient le contraire. « Je pense que tous les professionnels sont bien au fait qu'on peut le diagnostiquer, sérologiquement d'une part, mais surtout, qu'on peut en faire le suivi », dit-il.

L’inquiétude d’une femme enceinte

Dominique Fréchette, une femme enceinte de Sherbrooke, a été confrontée au manque de cohérence dans le milieu médical et elle souhaite que la situation change.

Son petit garçon a été conçu tout juste avant un voyage en République dominicaine, en mai dernier. Sachant que le virus Zika est présent dans ce pays, le jeune couple a demandé conseil aux professionnels de la santé.

« Mon gynécologue ne voyait pas de danger à ça », raconte-t-elle. Son médecin de famille lui a donné le même son de cloche. À cette époque, on parlait davantage des risques au Brésil qu’en République dominicaine, dit-elle.

Rassuré, le couple a donc décidé de ne pas passer les tests de dépistage du virus Zika. Cette décision a cependant été remise en question par un autre médecin, lors de l'échographie de la 20e semaine de grossesse.

« Elle, elle me les aurait fait passer les tests, à ce moment-là, donc je sens qu'il n'y a pas de consensus scientifique entre les médecins », déplore Dominique Fréchette.

La Sherbrookoise, dont la grossesse est bien avancée, n’a pas passé les tests, mais elle croit que le dépistage devrait être automatique pour les femmes enceintes qui sont allées dans le Sud dans les derniers mois, question de savoir dès le début si elles sont atteintes ou non du virus.

La mise en place d'un tel protocole ne semble pas être la priorité du ministère de la Santé du Québec, pour l'instant.

D'après le reportage de Mélissa Fauteux

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