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Dépotoir de Saint-Étienne-des-Grès : les procédures judiciaires évitées de justesse

Radio-Canada a appris que les procédures devant la Cour Supérieure du Québec, opposant la municipalité de Saint-Étienne-des-Grès et la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie (RGMRM), au sujet de l'enfouissement des déchets ont été évitées de justesse.

Un texte d'Amélie Desmarais

L'audience de trois jours, qui devait débuter lundi, n'aura pas lieu puisqu'une entente est intervenue vendredi entre les parties à la suite d'une semaine de discussions. Cette entente, qui devrait être entérinée lundi, prévoit que la municipalité, la RGMRM et le ministère de l'Environnement du Québec se réuniront à une même table avec leurs experts respectifs pour tenter de trouver des solutions au problème d'odeurs qui s'échappent du site d'enfouissement.

Le maire de Saint-Étienne-des-Grès, Robert Landry, espère que cette rencontre avec les experts de toutes les parties permettra à la municipalité d'obtenir des réponses.

« C'est déjà un pas en avant, nous à la municipalité nous avons pris le pari que c'est probablement la meilleure solution pour avoir des réponses à nos questionnements qu'un procès, donc j'ose espérer que ce sera un pari gagnant », lance-t-il.

Appuyé par de nombreux citoyens, le maire Landry s'oppose à ce que la RGMRM augmente la hauteur des monticules de déchets sur le site d'enfouissement sans que des mesures d'atténuation des odeurs et du bruit ne soient mises de l'avant. La municipalité avait adopté un règlement municipal en ce sens au printemps 2014.

Ce règlement municipal est contesté par la RGMRM qui souhaite faire passer la hauteur de ces monticules, appelés cellules de déchets, de 4 mètres à 12 mètres pour économiser 20 millions de dollars sur une vingtaine d'années.

La Régie veut économiser

Conformément aux exigences du ministère de l'Environnement du Québec, les déchets sont enfouis dans des cellules individuelles de quatre mètres de hauteur. Chaque fois qu'une cellule atteint sa capacité maximale permise et qu'on en entame une nouvelle, il faut excaver le sol et apposer des couches de membranes pour éviter toute contamination.

C'est pour éviter les coûts liés à l'excavation et à l'étanchéité de nouvelles cellules que la Régie souhaite rouvrir les cellules déjà pleines et en tripler la hauteur. Les citoyens craignent toutefois que cette façon de faire intensifie le problème d'odeur déjà existant. 

« Pour la régie, c'est une question d'argent, pour nous la municipalité c'est une question environnementale, une question de qualité de vie de nos citoyens », affirme le maire de Saint-Étienne-des-Grès.

« On sait que nous avons un site et qu'un site d'enfouissement ça occasionne quelques inconvénients, admet M. Landry. Mais on ne veut pas avoir plus d'inconvénients, donc c'est des réponses que l'on veut à savoir qu'est-ce qu'on va prendre comme mesures atténuantes. »

C'est au ministère de l'Environnement du Québec que reviendra la décision finale. Une décision qui n'a pas encore été prise.

Une pétition lancée en novembre dernier pour s'opposer au projet de la Régie a recueilli 30 signatures jusqu'à présent.

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