Retour

Dernière ligne droite du calendrier dans la LHMJQ

Constituées de leur alignement final, toutes les équipes de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) ont entamé la dernière ligne droite de la saison. À deux semaines de la fin du calendrier de la saison régulière, le décompte est officiellement en cours. Ce sera bientôt le moment de vérité et la course au classement électrise encore plusieurs enjeux. Les jeux sont faits, mais aucune position n'est encore stable.

Une chronique de Jean Marc Robichaud

Plusieurs grands moments ponctuent le cycle annuel du calendrier de la LHJMQ : repêchages et camps estivaux, calendrier automnal et transactions hivernales, et, bien sûr, les séries printanières.

Voilà! La saison n'est pas commencée que l'objectif printanier est déjà dans la mire. Il teinte et colore tout le calendrier de matchs. Normal. La défaite et la victoire sont intimement liées à l'enjeu du classement général, cette réalité omniprésente de la galaxie sportive.

L'univers de la LHJMQ n'y échappe pas : la position qu'y occupera une équipe en fin de saison sera déterminante à plus d'un égard.

Les enjeux

D'abord, deux des dix-huit équipes du circuit ne seront pas de la fête printanière : celles des deux dernières positions. Elles seront tout simplement éliminées avant même le début des séries éliminatoires. Dans les bas-fonds, on paye généralement soit la rançon de la gloire, soit celle d'une mauvaise gestion.

Champions 2017, les SeaDogs de Saint-Jean se retrouvent cette année bons derniers. Les Cataractes de Shawinigan, aussi du triumvirat des équipes candidates l'an passé, les accompagnent dans une nouvelle phase de reconstruction. Chacune redémarre un cycle quadriennal et repêchera parmi les premiers en juin prochain. Avec la rançon de la gloire vient un prix de consolation. Fort heureusement.

Pour les seize autres formations, une hiérarchie les partages en deux moitiés. Celles de la moitié supérieure auront gagné l'avantage de la glace. Autrement dit, plus on s'approche du sommet, plus on augmente l'opportunité de lancer une nouvelle ronde des séries devant ses partisans. Cette foule d'amateurs forme un ensemble appelé « sixième joueur » dont l'avantage est un bénéfice certain pour quiconque le détient.

Évidemment, la formation en tête du classement amorcera toutes ses rondes dans son antre. Gare à qui s'y frotte. L'adversité est assurée.

Déroulement

Dans cette perspective, les affrontements proposeront toujours un jumelage d'équipes à partir des extrêmes du classement en convergeant vers le centre. En première ronde, on verra ce scénario : la 1ere contre la 16e, la 2e contre la 15e, la 3e contre la 14e, et ainsi de suite. Ce mécanisme s'appliquera pour les rencontres de chacune des rondes suivantes. L'équipe déclarée victorieuse sera la première à gagner quatre matchs. Elle poursuivra ainsi sa route d'une ronde à l'autre en espérant faire partie de la grande finale.

On comprend donc tout l'avantage du positionnement. Autour du centre du classement (8e et 9e échelons), les clubs sont de force comparable : on y voit plus régulièrement des revirements. Aux antipodes, les affrontements sont sans équivoque.

Malgré que l'an dernier, les Foreurs de Val-d'Or (14e) ont défait les puissantes Cataractes de Shawinigan (3e) en première ronde. Surprise et déception, mais c'est aussi l'exception qui confirme la règle.

Épilogue

Certes, la lutte au classement peut parfois faire penser à une lutte de classe où certains sont favorisés au détriment des autres. Mais le hockey junior bat d'un rythme tout à fait distinct. Chaque formation y évolue selon un cycle qui lui est propre dont le classement est l'illustration du caractère organique de la chose.

Chaque équipe se nourrit donc d'une bonne dose de réalisme dans la quête de son objectif annuel. Car :

Rien ne vient sans effort ni préparation. Tout vient donc à point à qui sait attendre.

Plus d'articles