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Dernière phase de démolition pour l'usine Belgo à Shawinigan près de 8 ans après sa fermeture

Près de 8 ans après la fermeture de l'usine de pâtes et papier Belgo, à Shawinigan, la dernière phase de démolition est sur le point de se mettre en branle. Sur le site de l'ancienne usine, des piles de débris jonchent toujours le sol et un dernier bâtiment est toujours debout. La Ville de Shawinigan a fixé à novembre 2017 la fin des travaux de démolition, soit d'ici 2 ans.

L'entreprise de recyclage Arctic Beluga, qui a fait l'acquisition du site en 2009, estime qu'il ne lui reste que 10% à 15 % de l'usine à démolir. Selon le vice-président, René Fugère, il faut maintenant s'attaquer à l'ancienne section qui abritait les machines 7 et 8. 

« On est pas le seul joueur autour de la table, explique René Fugère. Il y a le ministère de l'Environnement, la Ville de Shawinigan et le ministère des Transports, donc il faudrait que tout ce monde-là s'assoie ensemble [...] pour dire on va accélérer des choses qui vont faire en sorte qu'on va finir plus tôt. »

Les ministères des Transports et de l'Environnement impliqués

Le ministère des Transports sera impliqué dans cette dernière phase de démolition puisqu'il faudra fermer temporairement la route qui longe l'édifice. Des discussions sont aussi en cours avec le ministère de l'Environnement. « On négocie avec le ministère de l'Environnement parce que cette section-là est à cheval sur la petite rivière Shawinigan en bas », précise le vice-président d'Arctic Béluga.

René Fugère se dit toutefois confiant que les délais seront respectés et que le site pourra être revendu à d'éventuels repreneurs. « On a des gens de l'extérieur du pays qui s'intéressent au site dans un domaine d'exploitation de recyclage des métaux. »

La Ville de Shawinigan demeure prudente

La Ville de Shawinigan reste, quant à elle, sur ses gardes. « Il a fallu aller jusque devant un magistrat pour pouvoir avoir une entente avec [Arctic] Beluga, affirme le porte-parole de la Ville, François Saint-Onge. Une fois que cette entente-là est en vigueur, tout ce qu'on souhaite, c'est que ça se réalise selon l'échéancier prévu. »

Si les détails ne sont pas respectés, la Ville de Shawinigan pourra toujours se rabattre sur la garantie légale de 700 000 dollars prévue dans l'entente.

Avec les informations de Pierre-André Cloutier

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