Des paramédics de la Mauricie et du Centre-du-Québec profitent des négociations entre les employés de l'État et le gouvernement pour réitérer leur demande d'abolir les horaires de faction. Ces horaires les obligent à être disponibles 24h/24 pendant sept jours consécutifs.

De petites entreprises de services ambulanciers, qui couvrent des territoires comme Louiseville, Sainte-Thècle et La Tuque, les appuient. C'est le cas d'Ambulance du Bas Saint-François, situé à Pierreville.

Les ambulanciers, qui sont soumis à des horaires de faction, ont droit à une pause de 8 heures lorsqu'ils ne se reposent pas un certain nombre d'heures consécutives. Leur employeur doit alors les remplacer et faire appel à des paramédics à temps partiel, une denrée rare.

Faute d'effectifs, l'entreprise Ambulance du Bas Saint-François doit, une trentaine de fois par année, garder son unique véhicule d'urgence dans le garage.

Michel Beaumier, président du Syndicat des paramédics du Coeur-du-Québec, dénonce la situation. « Ça fait depuis les années 1980 que c'était supposé être une mesure temporaire, et aujourd'hui, c'est toujours d'actualité en 2015 », dit-il.

bUne situation acceptable, selon le CIUSSS/b

La situation est considérée acceptable par le CIUSSS Mauricie-Centre-du-Québec. « Dans un contexte idéal, nous aurions des ambulances en beaucoup plus grand nombre qu'actuellement, dit Gilles Hudon, directeur des services multidisciplinaires du CIUSSS Mauricie-Centre-du-Québec. Mais on doit faire avec un plan de déploiement ambulancier en fonction des ressources qu'on a. » 

L'abolition des horaires de faction coûterait, dit le CIUSSS Mauricie-Centre-du-Québec, plusieurs dizaines de millions de dollars par année au gouvernement.

iD'après les informations de Pierre-André Cloutier/i

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