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Des bolides de course automobile plus sécuritaires?

Faudrait-il solidifier la structure du toit des voitures de course automobile en stock-car? C'est la question que soulève le coroner Yvon Garneau dans son rapport à la suite de la mort du pilote Guy Ouellette survenue en mai 2017 sur la piste de l'Autodrome Drummond.

Un texte de Marie-Pier Bouchard

Même si la cage de protection contre les tonneaux du bolide et le casque du coureur automobile étaient conformes aux règlements de sécurité, ils n’étaient pas conçus pour résister à un impact aussi important avec un autre véhicule, a constaté le coroner pendant son investigation.

« À l’intérieur du casque, on a remarqué que la mousse absorbante était brisée à plusieurs endroits », soulève entre autres Yvon Garneau.

L’autopsie pratiquée sur le corps de la victime a d’ailleurs permis de constater que Guy Ouellette est mort d’un traumatisme crânien.

Le soir du 27 mai, le coureur automobile, qui avait 25 ans d'expérience, a perdu le contrôle de son engin sur la piste de l’Autodrome Drummond lors de la finale de la catégorie Sportsman. Il a fait plusieurs tonneaux sur la piste en terre battue avant d’être heurté mortellement par un des 29 autres véhicules de la course.

Un accident évitable?

Selon l’expert consulté par le coroner au cours de son investigation, c’est la configuration d’une partie de la piste qui aurait provoqué les tonneaux après quoi il s’est retrouvé face aux autres bolides qui se dirigeaient vers lui à grande vitesse.

« Des blocs de béton à l’extrémité du mur extérieur qui étaient empilés et non alignés avec le reste du mur auront fortement contribué au renversement du véhicule de M. Ouellette et à placer celui-ci dans une position des plus vulnérables », peut-on lire dans le rapport du coroner.

Si les blocs avaient été alignés avec le mur, le véhicule du pilote n’aurait pas amorcé un tonneau latéral, d’après l’expertise commandée auprès du spécialiste en génie mécanique et collision.

Depuis la mort tragique de ce pilote de 49 ans, la direction de l’Autodrome Drummond a procédé « à des modifications en conséquence », précise Yvon Garneau dans son rapport.

Au-delà de la conformité

L’investigation du coroner a permis de conclure que la ceinture du pilote Guy Ouellette était conforme aux normes, son casque aussi, de même que la cage de protection du bolide. La piste en terre battue répondait aux règles de l’association professionnelle concernée.

Cependant, le coroner Garneau se demande, à la lumière de cet événement, s’il ne faut pas solidifier les membrures de toit au point de les rendre résistantes à des impacts d’une telle vélocité, même si elles ne sont pas défaillantes sur le plan réglementaire.

Il laisse ainsi le soin aux concepteurs de répondre à cette question, eux qui « oeuvrent souvent à partir de cas vécus et différentes expériences pour augmenter la cote de sécurité des pilotes à bord de tels engins », conclut-il.

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