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Des citoyens se rassemblent pour rêver Trois-Rivières

Plus de 150 Trifluviens ont participé à une rencontre citoyenne mardi soir au parc de l'île Saint-Quentin. Les organisateurs souhaitaient rassembler des idées qui permettront d'améliorer la qualité de vie de leur communauté. Des idées, il y en avait par dizaines.

Un texte de Michel Saba

Les projets étaient regroupés autour de sept thèmes. Chacun avait au moins une table sur laquelle les participants écrivaient leur idée. Des animateurs s'assuraient qu'elles soient discutées.

Combattre le cynisme

Le groupe sur la démocratie s'est intéressé à « la communication avec les citoyens et à la transparence des conseils municipaux », a indiqué l'animatrice de la table. Ils souhaitent notamment que la ville propose via une infolettre ou sa page Facebook une vulgarisation des décisions adoptées par les élus.

Cette table a attiré les politiciens. Deux y étaient, dont le candidat à la mairie Jean-François Aubin. « Les gens ont l'impression d'élire des gens et ne plus avoir de contrôle par la suite », a-t-il remarqué. « Si on veut combattre le cynisme, il faut mettre en place des moyens concrets pour que les citoyens sentent qu'ils ont de la prise sur le municipal et qu'ils ne sont pas des spectateurs pendant quatre ans », conclut-il.

Alimentation

Ça bouillonnait d'idée à l'une des tables consacrées à l'alimentation. « Nous avons parlé de compostage collectif, de frigo communautaire, d'école et de milieu de travail équitable, de bannir les bouteilles d'eau, d'alternatives pour limiter le gaspillage alimentaire en lien avec les épiceries et les restaurants », résume l'animatrice, Annick Michaud.

Ann Shallow y a suggéré une cuisine collective à l'UQTR pour contrer l'isolement. Elle a été marquée par la qualité des idées suggérées et la passion des participants.

La table des enfants

Une table rassemblant des enfants était particulièrement effervescente. Lou-Andréa Paré, une jeune fille, a suggéré « un café des animaux et des comités pour les pauvres, parce qu'ils ont le droit d'avoir une vie égale avec nous ». Elle compte en parler à ses amies dans l'espoir que son idée fasse un bout de chemin.

Son amie Frorane Normand aimerait « que l'on interdise l'utilisation des sacs en plastique parce que ça pollue, de mettre des bacs de compost dans les cours d'école et les maisons et d'utiliser l'éolien et les énergies renouvelables. »

Une ville active

La table sur l'énergie avait surtout des suggestions en matière de transports. « On a parlé de transport en commun gratuit, de boulevards pour les bicyclettes, des autos partagées, de trottoirs colorés pour les enfants », a résumé l'animatrice.

Faire survivre les idées

Au terme de la soirée, un comité de citoyens s'est formé autour de l'idée de monnaie locale afin de la faire progresser. « On veut redonner le pouvoir aux gens », ajoute Mme Tremblay-Pouliot.

Les organisateurs de Demain, ma Trifluvie ont suggéré aux groupes qui se sont formés et qui veulent de l'aide pour les appuyer dans leur projet de communiquer avec la Corporation de développement économique communautaire, la Démarche des premiers quartiers ou la Corporation de développement communautaire de Trois-Rivières.

Mouvement effervescent

Marilyn Tremblay-Pouliot remarque que de tels mouvements sont en ébullition partout dans le monde. « Ce mouvement existe dans plusieurs villes, notamment au Québec », soutient cette doctorante en sociologie à l'UQTR.

Dans ses rêves, Trois-Rivières serait une ville engagée et créative. « Je veux sentir que je fais partie d'une communauté. Que ce n'est pas qu'une ville entre Montréal et Québec, qu'il y a des citoyens avec de bonnes idées. »

L'événement se tient de 18 h 30 à 20 h 30. L'entrée de l'événement est gratuite et aucun frais n'est exigé pour accéder au parc.

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